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Le Pôlecn vu par: Linda Maziade, membre fondatrice

Deuxième article de blogue d’une courte série pour souligner le 5e anniversaire du Pôlecn à travers les yeux de celles et ceux qui l’ont forgé. Témoignage de Linda Maziade, une des 5 membres fondatrices de l’organisation.

On voulait faire l’économie autrement en y prenant place avec nos valeurs. – Linda Maziade

Vous faites partie des membres fondateurs du Pôlecn. Quelles étaient les principales raisons justifiant sa création pour vous, ainsi que pour les premiers membres?

Il faut rappeler le contexte de l’époque où l’économie sociale prenait de l’essor à la suite de la Marche du pain et des roses en 1995, suivi du Sommet de l’économie et de l’emploi de 1996. L’idée était de regrouper par région les entreprises et intervenants qui avaient à cœur le développement de l’économie sociale. On voulait faire l’économie autrement en y prenant place avec nos valeurs.

L’initiative a donc démarré avec le Comité régional d’économie sociale (CRÉSCN), une table de concertation du Conseil régional de développement et de concertation de Québec (CRCDQ), instance remplacée plus tard par la Conférence régionale des élus (CRÉCN). Le Comité avait aussi le mandat d’attribuer de l’aide financière provenant d’un fonds régional de financement aux projets d’entreprises d’économie sociale (EÉS).

Au départ, il y siégeait plus d’intervenants que d’entreprises, ce qui reflétait la réalité de l’époque. On était à l’étape de la définition de l’économie sociale, il fallait s’entendre sur ce qu’était l’économie sociale en premier lieu… Période de débats… Puis ce stade enfin dépassé, le Comité s’est mis en action sur le terrain, afin de créer des conditions propices au développement de l’économie sociale.

Plus tard, le Comité a changé de nom pour devenir le Pôle régional d’économie sociale de la Capitale-Nationale tout en demeurant une table de concertation de la CRÉCN. Dans la foulée des changements de gouvernement et de politiques publiques, de l’adoption de Loi sur l’économie sociale en 2013 et du Plan d’action en économie sociale qui s’en suivit, on a assisté à une forme « d’institutionnalisation » des Pôles comme interlocuteur privilégié sur les questions d’économie sociale au plan régional et comme organisations de représentation de l’économie sociale, agissant à la fois comme des antennes régionales du Chantier de l’économie sociale du Québec. Le Pôle de la Capitale-Nationale a ancré davantage sa position comme représentant des réalités de l’économie sociale dans la région.

Le Pôlecn s’est incorporé seulement en 2015, lorsque les structures de développement régional ont été modifiées et que la CRÉCN a été dissoute.

Pour quelle entreprise travailliez-vous à ce moment-là ? Quelles étaient, pour vous, les principales raisons justifiant la création du Pôlecn?

J’étais directrice générale du Fonds d’emprunt Québec.

Nous avions besoin d’un espace d’échange, de réflexion et de collaboration essentiel pour la reconnaissance et le développement de l’économie sociale dans notre région. Le Pôlecn (ou le CRÉS au début) permettait de discuter des enjeux et de promouvoir collectivement un modèle d’entrepreneuriat responsable et crédible par rapport aux décideurs publics et dans les communautés. Nous nous donnions ainsi une parole collective et publique pour faire valoir l’entrepreneuriat collectif et l’économie sociale.

Comment décririez-vous ce qu’a réalisé le Pôlecn au cours des 5 dernières années ?

Plusieurs pas significatifs :

  • Pour la professionnalisation des pratiques en économie sociale ;
  • Pour la mobilisation des EÉS et la croissance du sentiment de fierté, l’appropriation du modèle ;
  • Pour la reconnaissance du modèle d’affaires et du développement de partenariat auprès des instances publiques, municipales et régionales, et les milieux économiques.

En quelques mots: le Pôlecn c’est…

Un regroupement d’affaires et de valorisation de l’économie sociale

Que souhaitez-vous au Pôlecn, ou à ses entreprises d’économie sociale membres, pour les années à venir?

Que le Pôlecn soit un moteur de développement et d’innovation dans divers secteurs d’activité et de changement d’échelle en cohérence avec les valeurs.

Que les EÉS soient des lieux de consommation connus et utilisés par la population en général. Un choix naturel…

 

Pour lire les autres articles de blogue de la série sur le 5e anniversaire du Pôlecn:

Le Pôlecn vu par: Félix Bussières, directeur général

Premier article de blogue d’une courte série pour souligner le 5e anniversaire du Pôlecn à travers les yeux de celles et ceux qui l’ont forgé. Notre premier interrogé: Félix Bussières, directeur général et un des 5 membres fondateurs de l’organisation.

Pour moi, l’économie sociale c’est aimer les humains et utiliser l’argent plutôt qu’aimer l’argent et utiliser les humains. – Félix Bussières

Vous faites partie des membres fondateurs du Pôlecn. Quelles étaient les principales raisons justifiant sa création pour vous, ainsi que pour les premiers membres?

Bien que d’autres réseaux d’affaires existaient, plusieurs directions d’entreprises d’économie sociale nous soulignaient qu’ils avaient un besoin de réseauter entre eux et d’avoir leur propre regroupement qui prendrait en compte leurs préoccupations. Les entreprises souhaitaient être reconnues pour leur spécificité et, plus globalement obtenir une notoriété plus importante de l’économie sociale de la part des différents acteurs socioéconomiques.

Pour moi, la création du Pôlecn venait transformer le modèle du Pôle qui avait pu exister dans les années antérieures au sein de la Conférence régionale des élus (CRÉ) en mettant les entreprises au cœur des décisions de cette organisation pour en faire spécifiquement un regroupement d’affaires plutôt qu’un réseau d’intervenants. Le Pôlecn se caractérise par son ancrage local/régional qui fait sa distinction et sa force.

Comment décririez-vous ce qu’a réalisé le Pôlecn au cours de ses 5 premières années d’existence?

Je dirais que chaque année du Pôlecn a sa propre histoire. Alors que la première année nous étions en période de crise et dans la turbulence des fermetures des CRÉ et CLD, nous avons ensuite vécu une période de reconstruction caractérisée par de nouvelles ententes avec des partenaires financiers. Finalement, nous avons vécu une croissance constante dans les deux dernières années avec le démarrage de nouveaux services et projets. Ce qui est constant depuis le début, c’est que les membres sont présent·e·s et impliqué·e·s. Ils et elles sont au cœur de la réussite du Pôlecn dont la vie associative est dynamique avec de nombreuses candidatures aux élections annuelles et un conseil d’administration diversifié et de très haute qualité. Avec le recul, je suis fier et impressionné de tout ce qui a été réalisé dans les cinq dernières années.

Quel est son apport dans la région?

Nous définissons le Pôlecn comme un regroupement d’affaires, mais c’est aussi pour moi un organisme de développement régional. Le Pôlecn est un acteur à la fois du développement économique et du développement social tout en étant de plus en plus partie prenante de la transition écologique qui s’opère. L’organisation porte donc une vision du développement régional qui est cohérente avec celle du développement durable et nous travaillons à faire connaître cette vision. Pour moi l’économie sociale = développement durable. En ce sens, nous nous devons d’être un partenaire de choix pour les municipalités afin de contribuer à la résolution de différents enjeux vécus sur le territoire.

Avez-vous souvenir d’un événement particulièrement marquant de ces 5 dernières années?

La signature des ententes de partenariat avec le palier provincial et municipal en 2016 a été un moment crucial pour la reconnaissance du Pôlecn et un premier levier de financement pour son déploiement. Un autre événement qui m’a marqué a été l’adoption en 2017 d’un nouveau modèle de gouvernance, celui de la coprésidence paritaire. Ce dernier a jeté les bases de ce qui allait devenir notre Politique de parité et diversité. Le tout, selon moi, démontre bien la culture d’innovation du Pôlecn ainsi que sa volonté et sa capacité de faire les choses différemment.

Être à la direction générale du Pôlecn, c’est comment?!

C’est pour moi l’alliance de mes deux passions : le développement régional et l’économie sociale. Mon travail est surtout d’avoir les bonnes stratégies pour être bien entouré : équipe de travail, CA et partenaires. J’ai la chance de pouvoir compter sur toutes ces personnes engagées pour mener la mission et le développement du Pôlecn dans une culture organisationnelle qui me permet de m’accomplir.

En quelques mots: le Pôlecn c’est…

L’allié d’une économie durable et démocratique.

Que souhaitez-vous au Pôlecn, ou à ses entreprises d’économie sociale membres, pour les années à venir?

Je souhaite surtout que les préjugés tombent, c’est le principal frein au développement de l’économie sociale. Nous sommes trop souvent vus comme étant « cute », marginaux et trop gentils, mais la gentillesse n’est pas une faiblesse, c’est l’arrogance et l’égoïsme qui le sont. Les entreprises d’économie sociale ont une réelle portée, un esprit entrepreneurial avec le cœur sur la main. Ce sont les entreprises humaines dont le monde d’aujourd’hui a bien besoin.

Pour moi, l’économie sociale c’est aimer les humains et utiliser l’argent plutôt qu’aimer l’argent et utiliser les humains.

 

Pour lire les autres articles de blogue de la série sur le 5e anniversaire du Pôlecn:

Groupe Aptas – Dexterra : un allié pour les entreprises

Portrait et témoignage – Le Groupe APTAS est une entreprise adaptée qui fait partie de l’Agence de commercialisation en économie sociale depuis 2019. Sa mission est de donner l’opportunité à des personnes vivant avec des limitations fonctionnelles de s’épanouir sur le plan professionnel. Par ses activités commerciales, Groupe APTAS représente également une opportunité d’affaire avantageuse pour de nombreuses entreprises. 

Dexterra, une division du Groupe APTAS, a vu le jour en 1980. À l’époque, l’entreprise revampait des boîtes usagées dans le but de les revendre à moindre coût. L’offre de services de Dexterra a bien évolué depuis ce temps. Aujourd’hui, l’entreprise remplit les commandes de plus d’une soixantaine de clients pour l’impartition de travaux manuels comme l’emballage, l’ensachage, l’étiquetage, le montage, etc. Il s’agit d’une solution appréciée des entreprises principalement manufacturières, alimentaires, publicitaires et des imprimeries. Ces entreprises font appel à Dexterra dans plusieurs situations :

  • lors d’une surcharge de travail à l’interne;
  • lors d’un manque de personnel pour accomplir le travail;
  • pour respecter les délais de fabrication et de livraison;
  • pour réattribuer la main-d’œuvre dans un secteur d’activité essentiel;
  • pour établir un partenariat à long terme avec une entreprise complémentaire.

Dexterra propose ainsi une solution aux défis auxquels font face les entreprises dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre. Les tâches répétitives et celles qui ne créent pas de valeur ajoutée peuvent facilement être sous-traitées à Dexterra. L’ensachage de vis et boulons ou l’assemblage de pièces et composantes en sont de bons exemples.

Un partenariat gagnant-gagnant

La Boulangerie Vachon (Groupe Bimbo), bien connue pour ses pâtisseries, fait affaire avec Dexterra depuis plus de 20 ans pour entre autres la récupération des boîtes de carton.

En mai 2019, les inondations printanières ont touché l’usine de la Boulangerie Vachon située à Sainte-Marie-de-Beauce. L’entreprise s’est alors tournée vers Dexterra pour un tout autre besoin : le ré-étiquetage de quelques 300 000 boîtes de pâtisseries. « Ce contrat n’était pas prévu à notre cédule de production. Nous sommes fiers de notre capacité d’adaptation. Nous avons su répondre au besoin de notre client en offrant un service de qualité qui respectait ses délais de livraison. » affirme Karine Gravel, directrice des opérations du Groupe APTAS. « Le fait de pouvoir compter sur une main-d’œuvre externe efficace et abordable pour l’étiquetage des boîtes nous a permis de faire face à l’urgence de la situation en allouant nos ressources internes à des tâches plus stratégiques. » témoigne Monsieur Jean-François Tremblay, responsable de la distribution pour la région de Québec chez Groupe Bimbo.

En faisant affaire avec la division Dexterra de Groupe APTAS, les entreprises contribuent à la réalisation de sa mission sociale en fournissant un travail qui est source de fierté pour les employés. Ce travail leur permet de développer leur autonomie et leur confiance.

« Nous fournissons un milieu de travail stimulant, un encadrement et du soutien à nos employés. Nous valorisons leur potentiel en les responsabilisant. Nous les positionnons à des postes qui respectent leurs capacités. » – Karine Gravel, directrice des opérations du Groupe APTAS

Le partenariat entre Groupe Bimbo et Dexterra est un exemple probant d’alliance favorable pour les deux entreprises sur le plan entrepreneurial tout en étant bénéfique socialement pour les membres de la collectivité qu’elles desservent.

Vous voulez en savoir plus sur l’offre de services de Dexterra ou du Groupe APTAS?

Visitez leur site Web ou contactez Karine Gravel au 418-387-4003 ou par courriel.

À propos de l’Agence de commercialisation en économie sociale

L’Agence de commercialisation est une initiative commune du Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (PôleCN) et de la Table régionale d’économie sociale de Chaudière-Appalaches (TRÉSCA). Elle a pour mission d’accompagner de façon personnalisée les entreprises d’économie sociale dans leur développement d’affaires auprès des acheteurs institutionnels et privés. Pour en savoir plus, consultez la page Web

L’expérience de mentorés en économie sociale

Le mentorat d’affaires est une forme d’accompagnement personnalisé pour les directions d’entreprise souhaitant aborder leurs interventions, réflexions et décisions avec un pas de recul en compagnie d’une personne d’expérience. Les directions d’entreprise d’économie sociale intéressées par un tel service ont la chance de pouvoir compter sur la disponibilité de mentors spécialisés en la matière.

Vous vous demandez si ce service s’adresse à vous? Pour le découvrir, rien de mieux que les témoignages de deux directions d’entreprise d’économie sociale qui ont fait appel aux services d’un mentor.

Julian Quintero, directeur général de Opus Coop

Décrivez votre organisation et vos fonctions à l’intérieur de celles-ci?
Nous sommes une coopérative de solidarité dans le domaine de l’entretien ménager et de l’hygiène en milieu de travail. Nous développons aussi plusieurs projets en relation avec le travail et l’immigration. Je suis le directeur général de la coopérative.

Pourquoi avoir fait appel aux services d’un mentor?
Le programme de Mentorat est un excellent outil pour sortir de l’isolement dans le développement d’affaires. Cela nous permet d’avoir du soutien de quelqu’un d’expérimenté qui vient nous aider dans nos réflexions personnelles et d’affaires afin d’affronter nos défis quotidiens d’une meilleure façon.

Comment se sont déroulées les premières rencontres?
Nos rencontres se déroulent d’une façon amicale. Je soulignerais surtout l’intérêt et l’écoute active du mentor qui respecte mes choix, mais toujours en me poussant à réfléchir à des éléments auxquels je n’avais pas pensé avant ou que je n’avais pas vus de la même façon. Ça, c’est toute une richesse en soi.

Que retirez-vous ou qu’avez-vous retiré de ce mentorat d’affaires?
Ce que je retiens particulièrement de ce mentorat d’affaires est qu’il me donne la possibilité de partager mes doutes avec un ami d’expérience dont le seul intérêt est de m’aider à prendre de meilleures décisions dans la gestion quotidienne de la coopérative.

Selon vous, à qui s’adresse le mentorat d’affaires? Que diriez-vous à un directeur ou une directrice générale qui hésite?
Selon moi, le mentorat d’affaires s’adresse à toute personne qui dirige une entreprise et qui a besoin de conseils pour bien gérer son affaire. Je dirais à cette directrice ou ce directeur qui hésite qu’elle ou qu’il ne doit pas rater cette occasion qui l’aidera à se développer comme personne et comme entrepreneur.

Véronique Loubier, directrice générale du Centre de santé Sainte-Brigitte-de-Laval

Décrivez votre organisation et vos fonctions à l’intérieur de celles-ci?
Le Centre de santé Sainte-Brigitte-de-Laval est une coopérative de solidarité qui a pour mission d’offrir des services de santé globale à la fois préventifs et curatifs à la communauté locale qui était privée de soins accessibles depuis près de 15 ans, suite à la fermeture de la clinique médicale. Depuis l’an dernier, nous offrons également des soins mobiles au sein des entreprises et organismes de la Ville de Québec. Notre but est de rapprocher les soins des gens et favoriser un plus grand accès pour tous.

Pourquoi avoir fait appel aux services d’un mentor?
J’avais besoin de me poser, de faire le point et un bilan introspectif. J’avais aussi le besoin de collectiviser un vécu et de mieux comprendre sur quels éléments nous avons le pouvoir d’agir en tant qu’entreprise unique et ce qui appartient à l’ensemble du milieu coopératif. Nous sommes parfois isolés en tant que gestionnaire, nous devons prendre des décisions délicates et limiter les conséquences. Donc, j’avais le besoin de recadrer les limites de nos interventions et mes propres limites, de parler à cœur et à livre ouvert avec une personne neutre, objective et externe à mon réseau habituel.

Comment se sont déroulées les premières rencontres?
Les premières rencontres servent à créer un lien de confiance et à apprendre à se connaître, à mettre les bases du mentorat, clarifier le fonctionnement, les attentes et voir si le jumelage peut être parfait. Selon moi, il est essentiel que rapidement, nous nous sentions en confiance et que nous ressentions que la personne devant nous est en mesure de nous apporter ce petit plus qui fait la différence.

Dans mon cas, j’ai senti tout de suite que mon mentor saurait répondre à mes besoins en termes d’écoute, de réflexion et de questionnement. Il avait tout dans sa personnalité et son expérience pour m’amener un peu plus loin. J’ai senti dès le départ sa disponibilité et sa grande ouverture.

Que retirez-vous ou qu’avez-vous retiré de ce mentorat d’affaires?
Que du positif et du bon. Nos échanges m’ont permis de constater que ce que je vis et ressens est normal et partagé par plusieurs directeurs et directrices. Nos craintes, nos peurs, nos angoisses, nos joies, nos victoires et nos peines doivent être vécues et partagées. Cela fait de nous de meilleurs-es gestionnaires.

Les rencontres de mentorat m’ont ainsi permis de ventiler, de dire les choses telles qu’elles le sont, de vider le trop-plein, de faire le ménage, de voir plus clair.

Selon vous, à qui s’adresse le mentorat d’affaires? Que diriez-vous à un directeur ou une directrice générale qui hésite?
Tout le monde devrait avoir une telle ressource à portée de main et ce, peu importe son âge et les fonctions occupées. Avoir des mentors de confiance vers qui nous pouvons nous appuyer en cas de besoin est essentiel. Nous avons besoin des autres pour avancer et évoluer.

Les mentors sont des gens passionnés, neutres, disponibles et qui ont le goût de partager, d’accompagner. Ils nous apportent un regard nouveau sur des enjeux que nous vivons dans notre quotidien.

N’hésitez pas, lancez-vous, vous en ressortirez grandi ! Merci pour cette belle année remplie d’humanité !

 

Pour en savoir plus sur le mentorat pour entrepreneurs coopératifs et associatifs de l’économie sociale

Ancrage Isle-aux-Coudres : rencontre avec Donate Dufour

– Par une série de portraits, le PôleCN présente des histoires d’entreprises d’économie sociale (EÉS) et met en lumière des parcours d’entrepreneur·e·s avec de riches expériences ainsi qu’une vision inspirante de l’idée d’entreprendre ensemble.

En 2019, Donate Dufour, directrice générale de l’Ancrage Isle-aux-Coudres, a trouvé sa relève, cette personne qui reprendra la barre de son grand bateau! Elle a ainsi pris sa retraite, tournant la page à un chapitre important de sa carrière, après avoir fondé et dirigé l’entreprise depuis 2002. Un an auparavant, le PôleCN a eu la chance de la rencontrer dans ses locaux, le temps d’une discussion sur l’économie sociale et sur les défis de la gestion. Cet article se veut un portrait, mais aussi un hommage à cette dirigeante de coeur et d’affaires!

L’Ancrage Isle-aux-Coudres est un OBNL fondé par des gens du milieu pour assurer la mise en place et le maintien de services communautaires sur l’Île selon 5 volets: la lutte à l’appauvrissement, la jeunesse, la famille, la prévention de la santé physique et psychologique ainsi que l’hébergement des aînés et de personnes ayant un handicap intellectuel. Ce dernier volet s’est ajouté aux autres en 2007, suite à l’obtention du mandat de gestion d’une résidence intermédiaire. Depuis, le projet de grande envergure est l’élément principal du financement de l’entreprise d’économie sociale.

Ceci dit, les sources de financement ont été et sont toujours variées pour l’Ancrage: friperie, maison des jeunes, popote roulante, service de répit et bien d’autres essais plus ou moins fructueux ont fait partie du lot! Qu’à cela ne tienne, selon les dires de Donate Dufour: « Il y a toujours un côté positif. Même si cela n’a pas fonctionné en termes de projet pour nous financer, on peut toujours apprendre au niveau de la gestion, du marketing, etc. » Une des leçons importantes que la gestionnaire a retirées de ces expériences est à quel point les services offerts doivent répondre aux besoins, non pas en créer d’autres.

L’audacieux projet

La gestion d’une résidence intermédiaire est d’ailleurs bien alignée avec cette idée. Lorsqu’en 2007, on ne trouve personne pour assurer la gestion du lieu d’hébergement, la communauté de l’Isle-aux-Coudres se mobilise pour ne pas le fermer. La résidence, permettant notamment de garder sur l’Isle les aînés qui y ont toujours vécu, serait une grande perte pour la population. Quand l’idée est lancée qu’une OBNL puisse gérer le centre, l’Ancrage n’avait pas encore 5 ans d’existence. Le conseil d’administration trouve le projet ambitieux, vertigineux. Malgré tout, les administrateurs-trices et Donate se lancent dans cette grande aventure, supportés par le Centre local de développement (CLD).

En l’espace de quelques mois, Donate a travaillé très fort pour tout mettre en place et passer son examen d’accréditation comme gestionnaire d’un tel établissement. Elle a aussi fait appel aux services d’un mentor, notamment pour se former davantage au niveau des ressources humaines.

Les deux premières années ont été dures, mais l’idée de garder les personnes âgées sur leur île et de créer un financement viable pour l’Ancrage ont été les moteurs du projet. « Nos deux motivations nous ont portés. On a travaillé fort. Je dis souvent aux entrepreneurs aujourd’hui: n’oubliez jamais que dans les premières années, il faut y mettre de l’énergie et s’attendre à mettre des heures de plus, donner du temps. Il faut mettre nos valeurs en avant. Si tu regardes un peu ce que ça te coûte en énergie, oublie le projet! En gardant nos valeurs en avant, je pense que c’est porteur. »

De fil en aiguille, la gestion de la résidence intermédiaire est bel et bien devenue la principale source de financement de l’Ancrage. Un pari audacieux qui en a valu la peine!

Le défi des ressources humaines

Avec la gestion de la résidence et des activités de l’Ancrage, Donate Dufour est devenue la gestionnaire d’une grande équipe avec des profils et des mandats des plus variés! La gestion des ressources humaines a été son plus gros défi. Si sa sensibilité a été mise à l’épreuve, c’est en gardant son humanité qu’elle est parvenue à encadrer avec flexibilité, sans restreindre ou bloquer.

À l’aube de sa retraite, le recrutement d’employés-es préoccupait beaucoup la gestionnaire, car malgré les mesures mises en place, la rétention demeure difficile. Le faible bassin de potentiels-les employés-es de l’isle et les conditions de travail font partie des défis à relever encore à ce jour. Donate Dufour a misé sur la valorisation de tous les aspects positifs des emplois, ces petits côtés qui font la différence lorsqu’on travaille dans une entreprise d’économie sociale. En bref, la qualité de vie, le sens au travail et l’humanité qu’on peut y retrouver.

Inversement, la gestion des ressources humaines a également été sa plus grande source de fierté: fournir des emplois de qualité aux femmes de l’isle pour qu’elles gagnent leur vie avec des bonnes conditions de travail. À ses yeux, le projet de l’Ancrage devient ainsi une réussite humaine: « pour moi, c’est ça l’économie sociale. Les premiers humains, c’est l’équipe. Puis on va vers l’humain, on rend service à la communauté. C’est peut-être pour ça que je suis aussi engagée. » Elle insiste d’ailleurs sur l’importance du savoir-être pour une direction générale en économie sociale, consciente que seule, ce grand bateau qu’est l’Ancrage n’aurait jamais levé l’ancre.

Trouver sa relève avant de tourner la page

Au moment de l’entrevue, Donate Dufour était en recherche active de la personne qui prendrait la relève de la direction générale de l’Ancrage. Pour elle, il était impensable de quitter avant: « je veux assurer ma relève, après je m’en vais. » Une réflexion sur son organisation et son poste en a résulté. Selon elle, la direction d’une entreprise d’économie sociale comme l’Ancrage doit être occupée par une personne qui « a les valeurs de l’organisation dans sa main. Elle ne vient pas occuper une job. Tout le coeur vient avant la structure. C’est ça le travail, mais en même temps, c’est valorisant. »

Par chance pour la future retraitée, mais aussi pour toute la communauté de l’Isle, sa relève a été trouvée. Monsieur Thibault Hire reprend le flambeau de Donate Dufour à titre de directeur général. Place à la relève et bon succès à l’Ancrage Isle-aux-Coudres!

Tirés du témoignage de Donate Dufour: que faut-il pour travailler en gestion en économie sociale?

Le sens de l’initiative

En direction, il n’y a personne en arrière de toi qui va te dire ce que tu dois faire aujourd’hui. Si tu n’as pas ce sens de l’initiative, ce ne sera pas possible. Il y a une poussée intérieure qui doit être là. Il n’y a pas de petites journées tranquilles.

Savoir s’entourer

Selon moi, c’est le gros morceau: il ne faut pas penser qu’on va y arriver seul. Parler au « on », ça fait du bien. Ainsi, je partage mes échecs, je partage mes succès aussi. (…) Je n’ai jamais été seule, je ne me suis jamais sentie seule. Les réussites ne m’appartiennent pas, elles relèvent de tout mon monde, car je n’ai jamais été seule là-dedans.

Être à l’écoute

Le danger d’une direction fermée est que tout lui saute au visage. Plus tu es transparent et à l’écoute, plus il est facile de mettre en place des choses et de défendre tes dossiers.

Connaître ses limites et déléguer

Déléguer selon soi-même. Ce principe m’a permis d’aller chercher des forces dans mon équipe.

Prendre du recul

Quand tu es là-dedans depuis tant d’années, tu ne penses pas à voir dans l’ensemble sans négliger des parties. Il faut être capable d’aller chercher de l’aide au besoin.

La passion

Je parle de quelque chose qui m’a allumé pendant plusieurs années et qui m’allume encore. C’est donnant-donnant. Ceci dit, il faut quand même chercher l’équilibre. (Donate le trouve auprès de sa famille, de ses petits-garçons!)

 

Donate Dufour ne sera jamais bien loin de l’Ancrage et des gens qui voudront contribuer au bien-être de la communauté de l’Isle-aux-Coudres. « C’est vrai que ça me passionne. Je ne quitterai pas sans avoir à faire plein de deuils. Faut que je me freine, mais j’ai tout le temps ça à coeur: créer quelque chose pour qu’on aille bien, communautairement parlant. Il faut qu’on aille bien. » 

Femme de coeur, insulaire de la tête aux pieds et gestionnaire de grande qualité: bonne et heureuse retraite Donate!  

 

Un temps des fêtes en mode économie sociale

Mettre de l’économie sociale dans le temps des fêtes, c’est un peu comme souhaiter les bons voeux à notre collectivité…on croit qu’elle en a bien besoin, et vous?
Et ce n’est pas les idées qui manquent parmi les entreprises d’économie sociale membres du PôleCN!

Vous organisez un événement? Votre ingrédient secret: l’économie sociale!

Une journée de congé? Hourra!! Ces entreprises attendent votre visite!

Un cadeau à offrir? Voici une panoplie d’idées pour des présents socialement responsables.
Pour ses proches… ou pour soi-même!

  • Des jouets de chez Réno jouets qui ont une deuxième vie, c’est doublement amusant
  • Tout ce qu’il faut pour se déplacer à vélo en un seul lieu chez Vélo vert
  • Une carte cadeau pour un repas au restaurant Le Piolet, ça se glisse si bien dans le bas de Noël!
  • Connaissez-vous le sirop de bouleau blanc?! De quoi épater la galerie, grâce à la Coop de l’arbre
  • Faites tourner les têtes avec des trouvailles vestimentaires de la Friperie St-Augustin, de la friperie de l’Ancrage Isle-aux-Coudres ou de l’écoboutique de la YWCA
  • Tout ce qu’il faut pour s’adonner à l’artisanat au magasin Les Artisans indiens du Québec
  • La lecture en cadeau, dans une librairie indépendante du Québec (Les libraires) : c’est un gros oui
  • Tout ce qu’il faut pour planifier ses prochains projets jardiniers sur le site des Urbainculteurs
  • Découvrez les oeuvres des artistes de la galerie d’art Chez Alfred-Pellan
  • Profitez de la panoplie de commerces situés dans le quartier Montcalm, le Quartier des arts. En bonus, de nombreuses animations vous y attendent.

Du temps?! Miracle!! Et si vous vous mettiez à la lecture?

L’équipe du PôleCN vous souhaite ses meilleurs voeux en cette période de réjouissances:
Paix, amour et économie sociale pour un monde plus juste et durable!

Découvrez le répertoire des entreprises membres du PôleCN

Communiqué / En novembre, place à l’économie sociale!

LE QUÉBEC PEUT FAIRE FACE À SES ENJEUX AUTREMENT

Québec, le 1er novembre 2019 — Aujourd’hui commence officiellement le Mois de l’économie sociale. À cette occasion, le Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (PôleCN) s’associe au Chantier de l’économie sociale et à la vingtaine de Pôles d’économie sociale actifs dans toutes les régions du Québec pour démontrer que les entreprises collectives jouent un rôle déterminant dans le développement économique et social du Québec.

Actuellement, le Québec compte environ 11 200 entreprises d’économie sociale qui, ensemble, génèrent un chiffre d’affaires de 47,8 G$ et comptent près de 220 000 employé.e.s selon le premier portrait de l’économie sociale présenté par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) publié au printemps dernier.

Selon ce même rapport, la Capitale-Nationale est une des régions du Québec qui comptent le plus d’entreprises (1 220) et de salarié.e.s (22 840) de l’économie sociale. Ces entreprises génèrent des revenus annuels de 2,6 G$, dont 88 % proviennent de la vente de biens et services. Parmi tous les travailleurs de l’économie sociale œuvrant sur le territoire, 68 % sont des femmes, et 48 % sont âgés de 35 ans et moins.

Malheureusement, les entreprises d’économie sociale occupent encore trop peu de place dans la sphère publique. « Le Mois de l’économie sociale est essentiel puisqu’il représente un moment tout indiqué pour rappeler la pertinence de l’entrepreneuriat collectif dans un Québec qui vit plusieurs problèmes en matière d’emploi, d’environnement et d’entrepreneuriat, pour ne nommer que ceux-ci. Le modèle collectif fait place à l’emploi, valorise la main-d’œuvre locale et s’ancre ici, chez nous. C’est un modèle qui fait place à la diversité sous toutes ses formes, à l’égalité et à des milieux de vie en santé. En d’autres mots, les entreprises d’économie sociale ont la capacité de pallier des enjeux modernes tels que le développement durable, la relève entrepreneuriale et le développement économique québécois, souligne Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale. C’est pourquoi il est si important de parler d’économie sociale, mais surtout, de lui tailler une juste place dans le débat public ».

Des activités organisées partout au Québec

Durant le mois de novembre, les différents Pôles d’économie sociale œuvrant dans toutes les régions du Québec organiseront une variété d’activités pour sensibiliser la population à l’économie sociale, en plus d’outiller les actuels et futurs entrepreneurs, notamment en les mettant en contact direct avec des spécialistes du milieu.

Dans la région de la Capitale-Nationale, plus d’une douzaine d’événements seront organisés, de la MRC de Charlevoix-Est à la MRC de la Jacques-Cartier. Le 20 novembre, une activité gratuite est proposée à tous ceux et à toutes celles qui veulent en apprendre davantage sur ce modèle économique. La séance d’information « L’économie sociale c’est quoi ? » est organisée par le PôleCN, le Réseau Coop, la CDEC de Québec et la CDRQ région Québec-Appalaches. Elle se déroulera dès 13 h 30 à la Maison de la coopération et de l’économie solidaire de Québec.

Pour en savoir davantage sur la campagne nationale du Mois de l’économie sociale : www.mois-es.com

Pour en savoir davantage sur la programmation d’activités offertes dans la Capitale-Nationale : www.polecn.org/mois-es

À propos du Chantier de l’économie sociale

Le Chantier de l’économie sociale est une organisation autonome et non partisane qui a pour principal mandat la concertation pour la promotion et le développement de l’entrepreneuriat collectif au Québec. Corporation à but non lucratif, le Chantier réunit des promoteurs d’entreprises d’économie sociale (coopératives, mutuelles et organismes sans but lucratif) œuvrant dans de multiples secteurs d’activités (communications, loisir, technologies, habitation, services aux personnes, ressources naturelles, formation, financement, services de proximité, culture, etc.), des représentants des grands mouvements sociaux et des acteurs du développement local en milieux urbain et rural.

À propos du Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (PôleCN)

Le PôleCN est un regroupement d’affaires dont la mission est de mobiliser, promouvoir et représenter ses membres afin de soutenir leur développement et celui de l’économie sociale sur l’ensemble du territoire. Le PôleCN est soutenu financièrement par le Ministère de l’Économie et de l’Innovation.

 

Découvrez nos ambassadrices et ambassadeur régionaux:

Marilyn Tremblay, directrice générale du Mousse Café (Baie-Saint-Paul)
« L’économie sociale, c’est un ensemble d’entreprises qui savent mettre de l’avant la force de leurs membres et de la communauté. »
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Catherine Benoit, directrice générale de Spira (Québec)
« Travailler en économie sociale, c’est mettre l’humain au cœur de mes préoccupations, savoir que les gestes et décisions que je prends ont un impact. C’est aussi la chance d’avoir un réseau et un milieu qui me ressemblent et qui véhiculent des valeurs auxquelles je m’identifie. »
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Loïc Lance, directeur général du Centre vacances Lac Simon (Saint-Léonard-de-Portneuf)
« L’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité est mal connu en général du grand public et, par conséquent, peu reconnu par la société. Et pourtant, l’économie sociale me semble l’une des voies les plus durables et équitables à notre époque. »
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Ambassadrice du Mois de l’économie sociale 2019 – Catherine Benoit

Catherine Benoit est directrice générale de Spira, une coopérative vouée au cinéma indépendant. L’organisme soutient et stimule la création et la production de courts ou de longs métrages (documentaire, fiction, expérimental), de la scénarisation jusqu’à la diffusion. Adoptant une approche qui repose sur la communauté, l’entraide et la mise en commun des ressources, Spira assure également le rayonnement des œuvres au Canada et à l’étranger. Stimuler l’intérêt du public pour le cinéma fait aussi partie des objectifs de la coopérative. C’est dans cette optique que Spira organise des événements de projection tout au long de l’année. De plus, il est possible de visionner sur son site Web, des films issus de son catalogue de plus de 300 titres.

Pour toi, l’économie sociale c’est…

L’économie qui contribue à faire un monde meilleur. C’est un modèle économique juste, bon et humain.

Que t’apporte le fait de travailler dans une entreprise d’économie sociale?

Travailler en économie sociale, c’est mettre l’humain au cœur de mes préoccupations, savoir que les gestes et décisions que je prends ont un impact. C’est aussi la chance d’avoir un réseau et un milieu qui me ressemblent et qui véhiculent des valeurs auxquelles je m’identifie.

À ton avis, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

L’économie sociale est un pilier de nos collectivités, une force vive qui occupe de plus en plus d’espace. Elle permet le déploiement de l’humain en le mettant au centre de ses préoccupations et en ne faisant pas de l’intérêt personnel et des profits financiers ses considérations principales. Transmettant des valeurs telles que la générosité, le partage et la solidarité, elle permet le développement d’une société plus juste. Son apport est ainsi inestimable et grand.

 

Ambassadrice du Mois de l’économie sociale 2019 – Marilyn Tremblay

Marilyn Tremblay est directrice générale et cofondatrice de la coopérative de solidarité Mousse Café, un café-luncherie-boutique situé à Baie-St-Paul. Sa mission est d’être un lieu d’échanges, de créativité et de divertissement accessible aux familles de Charlevoix et d’ailleurs. Ce café contribue au dynamisme de la région par le biais de diverses activités ponctuelles variées, notamment des ateliers créatifs, des ateliers de portage pour les familles et des soirées de jeux de société. Le Mousse Café comprend également une boutique d’articles liés à la parentalité, de matériel créatif et de jeux de société.

Pour toi, l’économie sociale c’est…

Des entreprises qui savent mettre de l’avant la force de leurs membres et de la communauté.

Que t’apporte le fait de travailler dans une entreprise d’économie sociale?

Ma participation dans la création du Mousse Café, coopérative de solidarité, est l’une de mes plus grandes fiertés. Ce lieu d’échanges et de rencontres multigénérationnel comble un besoin social dans Charlevoix. Chaque jour, nous recevons des encouragements et la gratitude de la clientèle. Celle-ci est constituée de familles qui viennent de l’extérieur de la région, et principalement de clients locaux qui viennent plusieurs fois par semaine. En tant que directrice générale d’une jeune coopérative de solidarité, il va sans dire que la charge de travail est élevée. Toutefois, les échanges quotidiens avec les clients et toutes les marques d’affection que je reçois envers la coop me donnent l’énergie nécessaire pour continuer à me dépasser et à amener le Mousse Café plus loin. C’est très gratifiant!

À ton avis, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

En conjuguant la rentabilité économique et sociale, les entreprises d’économie sociale jouent un rôle important dans le développement des collectivités. Elles contribuent à la richesse et au bien-être de tous notamment grâce aux besoins qu’elles comblent avec leurs offres de produits et de services et de par la création d’emplois de qualité qu’elles génèrent dans une grande variété de secteurs d’activités.

De par les valeurs d’équité, de démocratie et de solidarité qu’elles portent, elles permettent de mobiliser des communautés en impliquant les membres et administrateurs. D’une part, les entreprises d’économie sociale ont certainement plus de facilité à aller chercher l’adhésion sociale du milieu. D’autre part, en ces temps de pénurie de main-d’oeuvre, j’ose croire que le modèle d’affaires des entreprises d’économie sociale permet d’améliorer la rétention de la main d’oeuvre. Dans notre coopérative de solidarité, par exemple, les employés ont la possibilité de participer au développement de l’entreprise et d’être représentés au conseil d’administration par des membres travailleurs élus en tant qu’administrateurs. En ayant la possibilité de prendre part au développement de l’entreprise pour laquelle ils travaillent, les employés ont réellement un rôle à jouer dans le succès de cette dernière et peuvent y puiser de la motivation pour se dépasser et innover.

 

Ambassadeur du Mois de l’économie sociale 2019 – Loïc Lance

Loïc Lance est directeur général du Centre Vacances Lac Simon qui a pour mission d’offrir, animer et préserver un patrimoine d’exception (lieu de villégiature) afin de permettre à une clientèle moins fortunée d’en profiter. Ce milieu de vie communautaire se caractérise par l’accueil et l’ouverture, en assurant le respect de la nature par le biais d’une gestion démocratique novatrice et écoresponsable.

Pour toi, l’économie sociale c’est…

Une façon de m’impliquer dans notre société en essayant de faire une vraie différence pour celles et ceux qui en ont réellement besoin.

Que t’apporte le fait de travailler dans une entreprise d’économie sociale?

D’abord et avant tout la possibilité de faire de belles rencontres humaines, qu’il s’agisse des gens avec qui je travaille, des clients que nous accueillons chez nous, mais aussi des gens que je croise par le biais de rencontres et autres réunions professionnelles.

À ton avis, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

Un apport mal connu en général du grand public et, par conséquent, peu reconnu par la société. Et pourtant, l’économie sociale me semble l’une des voies les plus durables et équitables à notre époque.

 

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