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L’effet Sismic – Ozone

S’installer à l’étranger, pour les études ou pour le travail, ça exige une bonne dose d’audace. Certains mettent cette audace au service de la communauté dans des projets collectifs.

Voici le portrait d’un promoteur inscrit au programme Sismic Capitale-Nationale qui profite de son séjour au Québec pour vivre une toute nouvelle expérience : l’entrepreneuriat collectif. Rencontrez Stéphane Brou.

Quel est votre projet?

Ozone est une plateforme de vulgarisation de l’information scientifique sur l’environnement, le développement durable et la responsabilité sociétale des organisations. Ozone travaille à vulgariser et améliorer les connaissances dans des domaines particuliers : agriculture durable, commerce durable, biodiversité, responsabilité environnementale des organisations, salubrité, industries et externalités négatives.

Ozone se veut hybride : une tribune accessible aux communautés d’Afrique subsaharienne et un laboratoire convivial d’initiatives. Les objectifs de la plateforme web sont de vulgariser l’information scientifique en vue de contribuer à l’efficacité des initiatives environnementales des communautés locales d’Afrique subsaharienne ; de publiciser les ressources documentaires sur l’environnement et le développement durable ; et d’offrir de la visibilité aux intervenant.es et aux initiatives environnementales locales d’Afrique subsaharienne.

Stéphane Brou

Comment vous est venue l’idée de lancer un projet d’économie sociale ?

Démarrer cette initiative est partie d’une motivation assez personnelle, vers la fin décembre 2018, à un carrefour majeur entre ma vie professionnelle et personnelle. Tout est né d’un désir de laisser une empreinte positive derrière moi à la société, d’exprimer sans crainte mes rêves de contribuer à une meilleure équité sociétale et environnementale en Afrique subsaharienne grâce aux connaissances multidisciplinaires acquises durant ma Maîtrise à l’Université Laval.

J’étais conscient de l’ampleur du défi, des difficultés qui apparaîtraient, mais mon ambition de vouloir apporter un petit changement sur mon continent natal et la quête d’un réel sens à ma vie sur terre ont été plus fortes.

Pour vous, quel rôle a joué l’entrepreneuriat dans la découverte de la société québécoise ?

L’entrepreneuriat collectif en particulier a renforcé l’idée que j’avais de la société québécoise en ce qui concerne le sens de la coopération. J’ai pu vivre plusieurs expériences qui ont démontré la grande ouverture des Québécois à appuyer toutes sortes d’initiatives structurantes pour la collectivité et le progrès de chaque humain sans distinction. Ce n’est pas un simple stéréotype du pays de l’érable, ça va bien au-delà de ça !

Un conseil pour quelqu’un qui vient d’arriver au Québec ?

Montrez ce que vous avez de meilleur en vous, sans prétention et fard. Soyez compréhensif et ouvert d’esprit, sans craindre non plus vos valeurs culturelles : elles ne sont ni au-dessus ni en deçà de celles que vous découvrirez au Québec. Et enfin, plus vous côtoierez le fait québécois sous ses multiples facettes, mieux votre ancrage sera dans cette société qui en réalité vous adopte.

 

Pour en savoir plus sur Ozone

Pour en savoir plus sur Sismic Capitale-Nationale

L’effet Sismic – Nostalgie

S’installer à l’étranger, pour les études ou pour le travail, ça exige une bonne dose d’audace. Certains mettent cette audace au service de la communauté dans des projets collectifs.

Voici le portrait d’une promotrice inscrite au programme Sismic Capitale-Nationale qui profite de son séjour au Québec pour vivre une toute nouvelle expérience : l’entrepreneuriat collectif. Rencontrez Pagnangdé Claude Marie Sonzabre.

Quel est votre projet?

Le projet « Nostalgie Positive » a pour objectif de contribuer à l’intégration des étudiants au Québec et au développement d’une relation culinaire afro-québécoise. Nous proposons des séances de cuisine collective de mets traditionnels africains et québécois, des soirées thématiques ainsi qu’un service de transport vers des épiceries spécialisées. Nous visons ainsi à accompagner les étudiants d’origine africaine qui veulent se nourrir de manière équilibrée, faire leurs courses aisément grâce à une logistique adaptée, apprendre les traditions québécoises et partager leurs traditions.

Pagnangdé Claude Marie Sonzabre

Comment vous est venue l’idée de lancer un projet d’économie sociale ?

L’idée est venue d’un cri de cœur de mes frères burkinabés, comme j’aime les appeler, après les avoir entendus se plaindre à maintes reprises sur leurs difficultés à se nourrir convenablement malgré leurs efforts. Nous avons constaté que la réponse à la question « qu’est-ce que je vais manger » est un défi quotidien pour les étudiants étrangers qui ont parfois qu’une faible expérience de cuisine. Notre but premier est de leur apporter un appui et de créer un cadre pour favoriser les relations culturelles afro-québécoises. Nous avons donc choisi l’entrepreneuriat collectif.

Pour vous, quel rôle a joué l’entrepreneuriat dans la découverte de la société québécoise ?

L’entrepreneuriat m’a permis de faire de belles rencontres, de découvrir et de bénéficier de services divers qu’offre la société québécoise. Je pense que le fait d’avoir choisi l’entrepreneuriat collectif est un plus. Des accompagnateurs comme Sismic et la CDEC de Québec existent pour un encadrement suivi durant tout le processus. Je trouve cependant dommage que le fait que je sois une étudiante étrangère soit une entrave parfois pour l’avancement du projet. Nous n’avons effectivement pas la possibilité de participer à certains concours entrepreneuriaux à cause de mon statut, c’est dommage.

Un conseil pour quelqu’un qui vient d’arriver au Québec ?

Si j’ai un conseil à donner à quelqu’un qui vient d’arriver, c’est qu’il existe des ressources variées, diverses et adaptées pour peu que l’on cherche un peu. Je lui dirais également que s’engager dans une œuvre sociale est un des meilleurs moyens pour s’intégrer plus facilement et apprendre davantage sur les us et coutumes du Québec. Par-dessus tout, je lui dirais que l’hiver fini par passer et reste un bon sujet brise-glace pour entamer la conversation !

 

Pour en savoir plus sur Sismic Capitale-Nationale

Communiqué / Création du G15+ région de la Capitale-Nationale

Des leaders économiques, sociaux, syndicaux et environnementaux appellent
à une relance économique solidaire, verte et prospère pour la région

Québec, le 9 juillet 2020 – Inspirés par la récente initiative du G15+ à l’échelle nationale, un groupe de leaders économiques, sociaux, environnementaux et syndicaux de la région de la Capitale-Nationale s’allient afin de propulser une relance économique solidaire, verte et prospère dans la région. Le G15+ région de la Capitale-Nationale entame aujourd’hui un grand travail de fond sur les priorités régionales qui ont toutes en commun de stimuler l’économie, de protéger l’environnement et de favoriser l’équité sociale.

Le groupe salue la démarche de consultation régionale concernant la relance économique du Québec, lancée par le gouvernement du Québec. Pour une des premières fois dans la région, ont été sollicités plusieurs acteurs issus des secteurs de l’économie sociale et de l’environnement dans une consultation de nature économique. Un consensus ressort : environnement, économie et équité sociale seront indissociables pour relancer le Québec. Ce dialogue social doit se poursuivre et se concrétiser en une plus large concertation. C’est pourquoi le groupe de leaders invitent tous les acteurs régionaux à se joindre au G15+ région de la Capitale-Nationale.

« D’un point de vue économique, la crise aura certes laissé des traces importantes sur l’économie régionale et son lot de conséquences pour les travailleuses et travailleurs ainsi que pour les entreprises de la région. Or, comme toute crise, elle représente aussi une opportunité d’axer la relance économique sur de nouvelles bases plus durables, lesquelles ont le potentiel de positionner la région et ses entreprises à titre de meneurs dans les domaines, entre autres, des technologies propres et de l’électrification des transports», affirme Simon Thibault, directeur pour la région de la Capitale-Nationale et Filière Batteries chez Propulsion Québec

Selon Catherine Benoit, Coprésidente du Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale : « La crise aura permis une prise de conscience collective et un fort mouvement de solidarité. L’achat local et le maintien d’un tissu économique de proximité fort et résilient sont garants de la vitalité de nos communautés et de l’inclusion économique d’un grand nombre de travailleuses et de travailleurs. La nouvelle prospérité de notre région mettra ces enjeux au coeur de ses priorités. Il s’agit d’une opportunité sans précédent pour reconstruire notre économie, travailler ensemble et se donner des projets innovants pour se relever. »

« Les projets pour la relance et la reconstruction de l’économie seront plus viables et réalistes s’ils sont travaillés et bonifiés dès le départ avec les acteurs de l’économie sociale et de l’environnement. Les entreprises et les citoyens de la région de la Capitale-Nationale ont besoin de solutions bien pensées pour le court terme ainsi que durables et responsables à long terme pour nos communautés. Nos propositions, qui s’appuieront sur les meilleures pratiques en matière de transformation durable de l’économie et de la société, iront donc dans ce sens », souligne Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

Le G15+ région de la Capitale-Nationale invite tous les groupes interpellés à joindre ses efforts, à l’instar des 22 maires et mairesses du Québec, dont M. Labeaume, qui ont soutenu le G15+ national, à soutenir cette initiative régionale. Les manifestations d’intérêt sont possibles au www.g15plus.quebec/capitale-nationale.

Les travaux cibleront des créneaux porteurs pour l’économie de la Capitale-Nationale, notamment l’appui à l’achat local et à une économie plus durable qui favorise une transition juste des travailleuses et travailleurs vers une économie sobre en carbone et résiliente; la rénovation de nos infrastructures routières; l’accélération de projets structurants de transport collectif ainsi que le soutien à l’électrification des transports de personnes et des marchandises; la valorisation du patrimoine bâti; la stimulation du tourisme durable et de la vitalité culturelle; l’appui à l’entrepreneuriat collectif et responsable, le verdissement de nos milieux de vie; l’appui à notre agriculture nourricière et à la résilience de nos collectivités par des projets de santé durable, notamment par des investissements dans le logement social, nos commerces de proximité et artères commerciales ainsi que la rénovation écoénergétique des bâtiments; et compléter les efforts de relance par une contribution accrue des institutions financières privées à la lutte contre les changements climatiques.

Le G15+ région de la Capitale-Nationale est une initiative d’Accès transports viables, AGIRO, Association forestière des deux rives, Caisse d’économie solidaire Desjardins, Chaire sur l’engagement social à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, Coop Carbone, Corporation de développement économique communautaire de Québec (CDEC), Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Québec et Chaudière-Appalaches, Méduse, Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale, Propulsion Québec – région de la Capitale-Nationale, SADC Côte de Beaupré-Charlevoix-Île d’Orléans, SDC Montcalm-Quartier des arts et Vivre en Ville.

Les membres initiateurs du G15+ région de la Capitale-nationale :

  • André Simard, président, SADC Côte de Beaupré-Charlevoix-Île d’Orléans
  • Christian Savard, directeur général, Vivre en Ville
  • Dominique Couture, conseillère régionale, FTQ Québec et Chaudière-Appalaches
  • Étienne Grandmont, directeur général, Accès transports viables
  • Félix Bussières, directeur général, Pôle des entreprises en économie sociale de la région de la Capitale-Nationale
  • Garry Lavoie, président, Caisse d’économie solidaire Desjardins
  • Guy Dionne, directeur général, Méduse
  • Isabelle Gilbert, directrice générale, CDEC de Québec
  • Jean Nolet, président-directeur général, Coop Carbone
  • Jean-Pierre Bédard, directeur général, SDC Montcalm – Quartier des arts
  • Julie Molard, directrice générale, Association forestière des deux rives
  • Luc Audebrand, Professeur – Titulaire de la Chaire sur l’engagement social, Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval
  • Mélanie Deslongchamps, directrice générale, AGIRO
  • Pauline Robert, directrice générale adjointe, CRE Capitale-Nationale
  • Simon Thibault, directeur, région de la Capitale-Nationale et Filière Batteries, Propulsion Québec

 

Source :
Pauline Robert, DGA Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale

Promo Plastik : pour faire bonne impression

Portrait et témoignage – Promo Plastik, coopérative de travailleurs a joint l’Agence de commercialisation en économie sociale en février 2020. Sa mission est d’offrir une impression de haute qualité sur des produits promotionnels fabriqués au Canada en plus d’offrir une expérience client personnalisée. Promo Plastik offre également la sous-traitance d’impression industrielle sur différents matériaux

Promo Plastik, coopérative de travailleurs fondée il y a 28 ans, offre à ses clients des produits promotionnels à leur image et fabriqués localement. L’impression de qualité supérieure ainsi que la diversité de produits offerts ont fait la renommée de la coopérative de travail. Souvent citée comme exemple pour illustrer ce type d’organisation, Promo Plastik prouve que lorsque les travailleurs-euses sont propriétaires de l’organisation, la mobilisation de l’équipe pour la qualité de production et la satisfaction de la clientèle va de soi.

Promo Plastik a été constitué en coopérative de travailleurs en 1992 suite au rachat par les employés-es de la division imprimerie de Plastiques Gagnon inc. Cette dernière étant le fournisseur de l’effigie du Carnaval Québec depuis la première édition, c’est donc depuis ses débuts que Promo Plastik fabrique l’effigie de Bonhomme. Forte de cette expérience, la coopérative a décroché en 1998 le contrat pour la fabrication de la figurine de l’équipe de France lors de la Coupe du monde de soccer qui avait lieu en France cette année-là. Ce contrat lui a valu une visibilité et une reconnaissance internationales.

Des clients diversifiés pour une coopérative polyvalente

Promo Plastik a aujourd’hui un vaste et impressionnant carnet de commandes. L’entreprise compte parmi ses clients récurrents le Festival d’été de Québec. En effet, c’est la coopérative qui est derrière la production des macarons lumineux emblématiques de l’événement. Parc Canada lui a donné un mandat de trois ans pour faire l’impression de près de 270 000 porte-clés remis aux enfants qui visitent les différents parcs nationaux canadiens dans le cadre du programme Xplorateurs. Récemment, Promo Plastik a fait l’impression de quelques 500 000 tees de golf pour le circuit professionnel masculin de la PGA aux États-Unis.

« Chaque année, nous avons notre lot de petites et grosses productions coups de cœur. Cette année, nous avons démarré un partenariat avec le Miller Zoo et Messageries Dynamiques, une compagnie de Québecor Média. Nos protège-cartes seront vendus à travers le Québec et une partie des profits sera remise à des causes animales. » mentionne Marie-Hélène Marier, directrice générale par intérim et responsable marketing et web chez Promo Plastik.

La diversité des mandats lui étant confiés prouve la polyvalence de la coopérative. Son expertise, son approche personnalisée et la qualité de ses impressions font de Promo Plastik un fournisseur d’objets promotionnels et sous-traitant de choix. Ses clients sont autant des organismes, des compagnies ou des travailleurs-euses autonomes cherchant à remettre à leurs clients actifs ou potentiels un objet personnalisé concernant leurs services ou leur cause.

L’approvisionnement local, porteur de sens et vecteur d’efficacité

L’approvisionnement local, Promo Plastik connaît ça : « Nous tâchons que la gestion de nos contrats soit 100% locale et nous en sommes fiers et fières. » affirme Marie-Hélène Marier. « La conception des moules et le moulage de nos pièces sont tous réalisés dans un rayon de 30km de notre usine. » cite-t-elle en exemple. Cette proximité avec les fournisseurs est un atout de taille qui se traduit en des délais de livraison raccourcis pour les clients.

En plus d’offrir à ses membres travailleurs un milieu de travail où ils ont le pouvoir de participer à la prise de décisions, Promo Plastik fait rayonner son impact social en dehors de ses murs. L’entreprise travaille en effet régulièrement de pair avec deux plateaux de travail adapté de la région de l’Islet pour la réalisation de ses contrats d’envergure.

Vous voulez en savoir plus sur l’offre de services de Promo Plastik, Coopérative de travailleurs?

Visitez son site Web ou contactez Marie-Hélène Marier par courriel ou au 1-888-838-8091.

À propos de l’Agence de commercialisation en économie sociale

L’Agence de commercialisation est une initiative commune du Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (Pôlecn) et de la Table régionale d’économie sociale de Chaudière-Appalaches (TRÉSCA). Elle a pour mission d’accompagner de façon personnalisée les entreprises d’économie sociale dans leur développement d’affaires auprès des acheteurs institutionnels et privés. Pour en savoir plus, consultez la page Web

Lettre d’opinion des 22 Pôles régionaux d’économie sociale du Québec

Le 16 mai 2020, les 22 pôles régionaux d’économie sociale du Québec ont signé et diffusé cette lettre dans les journaux de la Coopérative nationale de l’information indépendante, dont Le Soleil. Nous affirmons qu’il est crucial d’inclure des mesures concrètes pour une transition écologique et sociale dans le plan de relance économique du Québec.

 

Pour une relance écologique et sociale

Le gouvernement actuel gère une situation en tous points hors du commun : une crise sanitaire qui engendre une crise économique dans un contexte d’urgence climatique. Le Plan de relance économique qui s’écrit présentement par le gouvernement du Québec sera névralgique pour notre avenir collectif. Des crises d’envergure d’ordre alimentaire, sanitaire, sociale vont se répéter fréquemment si des mesures importantes ne sont pas prises pour faire face aux changements climatiques.

Le moment est critique car des investissements colossaux se font présentement et se feront dans les prochains mois pour relancer l’économie du Québec. Ces investissements créeront un endettement public important avec lequel nous devrons conjuguer à long terme. Malheureusement, il est justifié de craindre que dans les prochaines années cet endettement sera toujours évoqué par nos dirigeants pour éviter de prendre les mesures permettant une réelle transition écologique et sociale. C’est pourquoi il faut absolument allier urgence budgétaire et urgence climatique en intégrant la logique de développement durable dans la présente vague d’investissement public. Un virage vert s’impose, et ce, dès maintenant!

Cette transition se doit également d’être sociale. En effet, nous croyons qu’il faut rétablir une équité dans la société québécoise par de nouveaux rapports à la démocratie, à la consommation, aux relations sociales et au travail. La crise de la COVID-19 est une occasion de renouveler nos façons de vivre ensemble et de repenser notre modèle économique et social.

Cette crise sanitaire a mis au grand jour dans les médias des enjeux dont on parle trop peu souvent : conditions de vie des aînés, conditions de travail des infirmières et préposées, négligence parentale, violence conjugale, etc. Dans ce contexte, le Plan de relance économique devrait avoir également pour objectif de diminuer les inégalités sociales. Rappelons-nous que le Québec est reconnu comme étant la société la plus égalitaire en Amérique du Nord, que c’est l’une de nos distinctions. Nous pouvons et nous devons nous servir de cette sortie de crise pour améliorer la qualité de vie de tous et toutes, et ainsi être encore davantage en cohérence avec nos valeurs.

C’est dans ce contexte historique et cette urgence d’agir que nous, les 22 Pôles régionaux d’économie sociale du Québec, donnons notre soutien au groupe des 15 leaders (G15+) qui propose au gouvernement une vision et des solutions réalistes pour lancer le Québec dans cette transition.

Le Québec est un leader international en économie sociale et est reconnu pour ses idées porteuses et innovantes. L’économie sociale a été un acteur important des relances économiques de 1996 et 2009 et cette fois-ci encore, nous réitérons au gouvernement notre volonté de collaborer pour dessiner le Québec de demain.

Félix Bussières, Capitale nationale
Lynn O’Cain, Mauricie
Jacques Bérubé, Bas-St-Laurent
au nom des 22 Pôles régionaux d’économie sociale du Québec

Le Pôlecn vu par: l’équipe!

Cinquième et dernier article de blogue d’une courte série pour souligner le 5e anniversaire du Pôlecn à travers les yeux de celles et ceux qui l’ont forgé. Voyez ce que pensent Alice Duval Fleury, Stéphane Morin-Ouellet et Dominique Viens, les membres de l’équipe du Pôlecn, de leur organisation! Et en cette ère de télétravail, l’esprit d’équipe est plus fort que jamais!! 

Le Pôlecn est pour moi rassembleur, innovant et… collectif! – Stéphane Morin-Ouellet

De quelle façon avez-vous découvert le Pôlecn? Qu’est-ce qui vous a motivé à y travailler?

Alice : La personne qui occupait auparavant mon poste actuel au Pôlecn fait partie de mon réseau de contacts. Lorsqu’elle a publié l’offre d’emploi sur les réseaux sociaux, j’ai cherché à en savoir plus sur le Pôlecn. C’était la première fois que j’entendais parler « d’économie sociale »… et j’ai pourtant étudié en administration! J’ai été charmée par ce mode d’entrepreneuriat collectif, moins publicisé que l’entreprise inc., mais pourtant si pertinent dans la société actuelle! Le poste au Pôlecn me permet d’accompagner des entreprises qui font des affaires différemment. L’économie sociale réconcilie la rentabilité économique, la dimension humaine et les principes d’écoresponsabilité.

Stéphane: J’ai grandi dans un petit village, organisé autour d’une caisse populaire, de coopératives agricoles et de coopératives forestières. J’ai donc toujours été en contact avec l’économie sociale. Dans ce contexte, l’idée qu’une communauté puisse se mobiliser et faire partie intégrante d’un projet économique, ce n’est pas quelque chose qu’on découvre… On dirait qu’on l’a toujours su! Puis, en m’impliquant auprès d’un organisme communautaire, j’ai été invité à une séance d’information sur l’économie sociale offerte par le Pôle de ma région. C’est à ce moment que j’ai découvert le réseau des Pôles. Éventuellement, quand j’ai vu passer l’offre d’emploi du Pôlecn pour coordonner un incubateur jeunesse en entrepreneuriat collectif, j’y ai vu l’occasion de promouvoir les valeurs de l’économie sociale, en aidant les entrepreneurs-es à démarrer des projets collectifs.

Dominique : C’est par un ami que j’ai su que le Pôlecn cherchait une ressource aux communications. J’ai tenté ma chance, car je sentais que la mission du Pôlecn était directement en lien avec mes valeurs. J’ai aussi été attirée par le milieu de travail dynamique et à échelle humaine. Je connaissais déjà l’économie sociale grâce à un cours en travail social pris à l’université.

Comment décririez-vous ce que fait le Pôlecn aujourd’hui?

Alice : Le Pôlecn est pour moi le pont entre les entreprises d’économie sociale et leur environnement d’affaires. C’est un catalyseur, un facilitateur et un inspirateur.

Dominique : Pour moi, le Pôlecn est le point de rencontre régional de l’économie sociale, autant pour celles et ceux qui la composent, mais aussi pour toutes les personnes et les organisations qui s’y intéressent. Il les mobilise, les informe et les représente. Le Pôlecn se veut aussi un lieu d’essai en termes de pratiques innovantes en organisation et qui peut, je le souhaite, inspirer d’autres entreprises.

Stéphane: Honnêtement, les premières réponses qui me viennent en tête pour répondre à cette question, c’est celles d’Alice et de Dominique. Si j’ajoute quelque chose (parce que je veux aussi faire ma part), je dirais que ce que le Pôlecn fait, c’est: impressionnant. Avec le recul, quand je pense à tous les événements, aux formations, aux services offerts, à la représentation et aux activités de concertation depuis cinq ans, je pense qu’il faut reconnaître que c’est un travail impressionnant!

Travailler au Pôlecn, c’est comment?!

Alice : C’est très stimulant! J’ai des collègues géniaux avec qui je me découvre plein d’affinités. On a la chance d’expérimenter plusieurs principes de gestion qui favorisent l’autonomie des individus et la participation de tous à la prise de décision. Le Pôlecn a adopté une politique de développement durable qui est prise au sérieux. Cela a pour but d’inspirer les membres à faire comme le Pôlecn et de leur permettre d’apprendre des défis auxquels on fait face… On est une sorte de laboratoire vivant!

Dominique : C’est un feu roulant! Les événements et projets ne cessent de s’ajouter, c’est fort positif pour le mouvement de l’économie sociale. On sent en effet que l’économie sociale intéresse, qu’elle gagne à être mieux connue et cet engouement est vraiment stimulant! Il faut aussi dire que l’équipe de travail est vraiment sympathique, créative, passionnée. Enfin, les méthodes de travail implantées au Pôlecn sont innovantes et laissent la place à tout le monde dans les prises de décision. Au cumul, tout ça donne le goût de se lever à chaque matin!

Stéphane: C’est vraiment satisfaisant! Comme Alice le mentionne, les principes de gestion nous permettent de participer aux décisions et nous laissent la liberté de prendre des initiatives. Je sens que je peux me mettre au défi et satisfaire ma curiosité, pas seulement parce que ma direction m’en donne le droit, mais parce que j’ai une équipe qui me supporte et qui se montre disponible pour m’aider. On travaille souvent dans des lieux différents, mais je ne me sens jamais seul. Enfin, le fait de côtoyer des entreprises collectives et de voir, concrètement, tous les bienfaits qu’elles apportent à leur communauté respective, je le répète, c’est très satisfaisant!

Avez-vous souvenir d’un événement particulièrement marquant auquel vous avez pris part depuis que vous travaillez au Pôlecn?

Dominique : J’ai de la difficulté à répondre à cette question, car il me semble avoir assisté à tant de moments marquants! Si je reviens à mes premières semaines au Pôlecn à l’hiver 2018, je pourrais aborder la tournée régionale que nous avions entreprise pour l’élaboration de la planification stratégique 2018-2021. Dès ce moment, j’ai été impressionnée de voir la mobilisation autour de notre regroupement. Cela m’a fait prendre conscience de la belle aventure dans laquelle je me lançais!

Stéphane: Quand j’ai commencé mon mandat d’accompagnement avec le Pôlecn, j’ai rencontré des entreprises collectives qui étaient démarrées depuis quelques années pour les questionner sur les défis du prédémarrage en économie sociale. Parmi les éléments qui revenaient, il y avait le sentiment de solitude. Le sentiment d’être différent… Puis la découverte du Pôlecn et le sentiment d’appartenir à une communauté solidaire et stimulante. J’ai été très fier de réaliser que le Pôlecn pouvait être une porte d’entrée vers l’écosystème de l’économie sociale dans la région. Je sais maintenant que ça fait une réelle différence auprès des entrepreneurs-es qui choisissent les modèles d’affaires collectifs.

Alice : Dans le cadre du Mois de l’économie sociale en novembre dernier alors que j’entrais en poste au Pôlecn, j’ai eu la chance de visiter plusieurs entreprises adaptées de la région et d’ailleurs au Québec. Mes rencontres avec les travailleurs vivant avec des limitations fonctionnelles ont été particulièrement marquantes. J’ai eu droit à plusieurs démonstrations de travailleurs qui, spontanément, me montraient avec fierté leurs tâches quotidiennes. J’ai compris toute l’importance qu’ont les entreprises adaptées dans l’épanouissement de ces personnes. Ça m’a beaucoup touchée.

En quelques mots: le Pôlecn, c’est…

Stéphane: Rassembleur, Innovant et… Collectif!

Alice : Humain.

Dominique : Wow, quelle synthèse Alice!! J’irais donc avec: regroupement d’humains …et d’affaires!

Que souhaitez-vous au Pôlecn, ou à ses entreprises d’économie sociale membres, pour les années à venir?

Alice : Que de plus en plus de gens, autant les acheteurs institutionnels que les particuliers, prennent conscience de l’impact positif que les entreprises d’économie sociale ont sur la collectivité et qu’ils contribuent conséquemment à la réalisation de la mission sociale en établissant une relation d’affaires où tout le monde gagne.

Stéphane: Maintenir le cap! Grâce aux efforts sans relâche des 11 200 entreprises collectives du Québec, l’économie sociale ne se cache plus dans les marges de notre économie. Elles participent au développement des communautés, réduisent les inégalités et améliorent la qualité de vie des gens. Je souhaite enfin, pour le Pôlecn et pour l’ensemble des organisations qui travaillent au développement de l’économie sociale, une reconnaissance accrue du milieu des affaires et des élus-es, pour faire rayonner encore davantage les valeurs d’entraide et de solidarité qui sont au coeur de l’entrepreneuriat collectif.

Dominique : Que par les actions du Pôlecn, l’économie sociale soit plus et mieux connue comme une manière différente de faire l’économie. L’économie sociale peut donner une réponse durable aux besoins des collectivités et ce, dans tous les secteurs économiques: passez le mot! 🙂

 

Pour lire les autres articles de blogue de la série sur le 5e anniversaire du Pôlecn:

COVID-19 – Pense-bête à l’intention des entreprises d’économie sociale

Après avoir consulté différents professionnels et de nombreux articles, le Pôlecn vous propose ce condensé d’idées pour vous inspirer.

La situation évolue rapidement et chaque entreprise (chaque personne !) subit des conséquences différentes. C’est pourquoi nous vous offrons cette liste d’idées, tel un « pense-bête », pouvant (ou pas) s’appliquer à la situation de votre entreprise. Nous vous invitons à consulter les experts et les organismes spécialisés pour déterminer vos propres stratégies. Nous vous invitons aussi à partager vos idées : ce partage démontre notre solidarité les uns envers les autres.

Communication

  • Mobiliser les membres du conseil d’administration pour déterminer le positionnement de l’entreprise.
  • Communiquer clairement aux employés-es :
    • le positionnement de l’entreprise,
    • la politique de congé et le versement du salaire.
  • Établir des canaux de communication avec les différents-es intervenants-es de son écosystème économique. (Regroupement d’affaires, partenaires, représentants politiques municipaux, provinciaux et fédéraux)
  • Maintenir une communication avec sa clientèle, notamment à l’aide des médias sociaux. (Proposer des offres spéciales lorsque possible, par exemple : concours ou rabais sur les ventes en ligne)
  • Entretenir son ancrage dans la communauté. 

Ressources humaines

  • Travailler de concert avec ses employés-es pour faire face à la crise.
  • Développer un mécanisme de communication pour tenir les employés-es informés-es régulièrement. (Exemple : envoi courriel interne hebdomadaire, ou même quotidien)
  • Développer rapidement des stratégies pour favoriser le télétravail. (Exemples: logiciels, partage du réseau, etc.)
    • Offrir aux employés-es une liste de bonnes pratiques.
  • Relayer l’information sur les mesures gouvernementales. (Exemples : programme d’aide temporaire aux travailleurs, assurance-emploi)
  • Favoriser le partage des bonnes pratiques à adopter dans sa vie personnelle au sein de l’équipe. (Exemples : épicerie en ligne, entraînement physique en ligne, logiciel de musique, etc.)

Liquidités 

  • S’assurer que les prévisions financières sont à jour et bien maîtriser les outils de suivi.
  • Limiter rapidement les opérations jugées moins importantes.
  • Adopter une stratégie de réduction des coûts variables.
  • Reporter ses plans d’investissement lorsque c’est possible.
  • Contacter ses partenaires financiers pour discuter des ajustements (ou même des moratoires) sur les remboursements : gouvernements fédéral, provincial, municipal ; gestionnaires des prêts spécialisés en économie sociale ; institutions financières. Certains d’entre eux ont déjà pris des mesures pour alléger le fardeau des entreprises.
  • Dans le cadre d’entente de service avec les instances publiques, les contacter pour voir la possibilité d’accélérer le paiement des comptes à payer.
  • Envisager des sources de revenus différentes.
  • Les entreprises qui ont des assurances en cas de perte d’exploitation devraient contacter leurs assureurs pour bien connaître les détails de leurs assurances.

Endettement

  • Bien connaître tous les programmes d’aide des gouvernements et privilégier ces mesures lorsqu’elles s’appliquent.
  • Faire des recherches sur les prêts non-remboursables disponibles.

Approvisionnement

  • Maintenir une communication étroite avec ses différents fournisseurs.
  • Revoir sa stratégie de gestion des stocks.

 

Le Pôlecn vous tient informé!

Consultez nos infolettres spéciales, ou suivez notre page Facebook pour connaître les dernières annonces officielles et les outils offerts aux entreprises.

 

Avez-vous des idées, ou des stratégies inspirantes à partager ? Faites-le ici !
Merci de votre contribution !

Le Pôlecn vu par: Sylvie Germain de la MRC de Charlevoix

Quatrième article de blogue d’une courte série pour souligner le 5e anniversaire du Pôlecn à travers les yeux de celles et ceux qui l’ont forgé. Prenez connaissance des propos de Sylvie Germain, agente de développement rural à la MRC de Charlevoix, un partenaire du Pôlecn depuis ses débuts! 

Cet événement a été plus marquant pour moi, car il venait supporter directement les entreprises d’économie sociale, en plus de réussir à valoriser les notions d’équité, de développement durable et d’achat responsable auprès des acheteurs. – Sylvie Germain

En tant que partenaire du Pôlecn, comment décririez-vous ce qu’il a réalisé au cours des 5 dernières années?

Le Pôlecn a permis de réaliser de belles avancées en matière de promotion et de réseautage par l’intégration des valeurs de l’économie sociale dans notre communauté.

Quel est l’apport du Pôlecn au sein de votre territoire?

La MRC de Charlevoix est membre du Pôlecn depuis sa création et une belle collaboration s’est établie puisqu’il nous apporte beaucoup de soutien, soit pour offrir de la formation localement tant pour la conseillère que les entreprises, par la tenue d’un événement annuel soulignant le mois de l’économie sociale, et par la mise en place de nouveaux moyens pour soutenir les entreprises dans le développement de leur marché et de leur capitalisation.

Avez-vous eu l’occasion de participer à un événement qui vous a particulièrement marqué? Si oui, de quelle façon a-t-il été marquant?

Il y en a plusieurs, mais l’événement récent de la mise en place de « L’économie sociale, j’achète ! », qui jumelait à la fois l’adhésion de municipalités et d’entreprises à un engagement par rapport à leur approvisionnement et celle d’entreprises d’économie sociale mutualisant des services pour profiter d’une plus grande visibilité auprès des acheteurs corporatifs. Cet événement a été plus marquant pour moi, car il venait supporter directement les entreprises d’économie sociale en plus de réussir à valoriser les notions d’équité, de développement durable et d’achat responsable auprès des acheteurs, et ce, sur des marchés moins accessibles à cette économie jusqu’à présent.

En quelques mots: le Pôlecn, c’est…

Un partenariat réussi !

Que souhaitez-vous au Pôlecn, ou à ses entreprises d’économie sociale membres pour les années à venir?

Je souhaite que le Pôlecn continue de se développer et de contribuer à soutenir les entreprises d’économie sociale et les municipalités dans une perspective de développement circulaire et durable.

 

Pour lire les autres articles de blogue de la série sur le 5e anniversaire du Pôlecn:

Le Pôlecn vu par: Simon Leclerc, représentant d’une entreprise membre

Troisième article de blogue d’une courte série pour souligner le 5e anniversaire du Pôlecn à travers les yeux de celles et ceux qui l’ont forgé. Propos de Simon Leclerc, membre travailleur de la coopérative Courant Alternatif, une entreprise d’économie sociale membre du Pôlecn. 

Pour participer à la promotion de cette manière différente de faire des affaires qu’est l’économie sociale. – Simon Leclerc

Parlez-nous de votre entreprise d’économie sociale.

Depuis 2011, Courant Alternatif est une coopérative de travail qui œuvre en électricité dans les secteurs résidentiel et commercial dans la grande région de Québec.

Le nom de la coopérative fait référence, d’une part, à l’électricité alternative qui est utilisée dans les maisons et, d’autre part, à l’adoption d’un milieu de travail démocratique favorisant l’indépendance et l’autonomie des membres.

Cette alternative s’exprime maintenant aussi par la promotion des énergies vertes et renouvelables, notamment par l’installation de bornes de recharge d’autos électriques et de panneaux solaires.

Courant Alternatif est membre du Pôlecn depuis 2018. Pourquoi avez-vous décidé de devenir membre de ce regroupement d’affaires en économie sociale?

Pour participer à la promotion de cette manière différente de faire des affaires qu’est l’économie sociale.

Que vous apporte le fait d’être membre régulier du Pôlecn? Avez-vous des exemples de services ou d’activités dont vous avez bénéficié au cours de ces 5 années?

Réseautage, formations et informations.

En un mot: le Pôlecn, c’est…

Incontournable

Que souhaitez-vous au PôleCN, ou à ses entreprises d’économie sociale membres pour les années à venir?

Encore plus de présence, et de percer les milieux atypiques où la présence de l’économie sociale est plus faible.

 

Pour lire les autres articles de blogue de la série sur le 5e anniversaire du Pôlecn:

Le Pôlecn vu par: Linda Maziade, membre fondatrice

Deuxième article de blogue d’une courte série pour souligner le 5e anniversaire du Pôlecn à travers les yeux de celles et ceux qui l’ont forgé. Témoignage de Linda Maziade, une des 5 membres fondatrices de l’organisation.

On voulait faire l’économie autrement en y prenant place avec nos valeurs. – Linda Maziade

Vous faites partie des membres fondateurs du Pôlecn. Quelles étaient les principales raisons justifiant sa création pour vous, ainsi que pour les premiers membres?

Il faut rappeler le contexte de l’époque où l’économie sociale prenait de l’essor à la suite de la Marche du pain et des roses en 1995, suivi du Sommet de l’économie et de l’emploi de 1996. L’idée était de regrouper par région les entreprises et intervenants qui avaient à cœur le développement de l’économie sociale. On voulait faire l’économie autrement en y prenant place avec nos valeurs.

L’initiative a donc démarré avec le Comité régional d’économie sociale (CRÉSCN), une table de concertation du Conseil régional de développement et de concertation de Québec (CRCDQ), instance remplacée plus tard par la Conférence régionale des élus (CRÉCN). Le Comité avait aussi le mandat d’attribuer de l’aide financière provenant d’un fonds régional de financement aux projets d’entreprises d’économie sociale (EÉS).

Au départ, il y siégeait plus d’intervenants que d’entreprises, ce qui reflétait la réalité de l’époque. On était à l’étape de la définition de l’économie sociale, il fallait s’entendre sur ce qu’était l’économie sociale en premier lieu… Période de débats… Puis ce stade enfin dépassé, le Comité s’est mis en action sur le terrain, afin de créer des conditions propices au développement de l’économie sociale.

Plus tard, le Comité a changé de nom pour devenir le Pôle régional d’économie sociale de la Capitale-Nationale tout en demeurant une table de concertation de la CRÉCN. Dans la foulée des changements de gouvernement et de politiques publiques, de l’adoption de Loi sur l’économie sociale en 2013 et du Plan d’action en économie sociale qui s’en suivit, on a assisté à une forme « d’institutionnalisation » des Pôles comme interlocuteur privilégié sur les questions d’économie sociale au plan régional et comme organisations de représentation de l’économie sociale, agissant à la fois comme des antennes régionales du Chantier de l’économie sociale du Québec. Le Pôle de la Capitale-Nationale a ancré davantage sa position comme représentant des réalités de l’économie sociale dans la région.

Le Pôlecn s’est incorporé seulement en 2015, lorsque les structures de développement régional ont été modifiées et que la CRÉCN a été dissoute.

Pour quelle entreprise travailliez-vous à ce moment-là ? Quelles étaient, pour vous, les principales raisons justifiant la création du Pôlecn?

J’étais directrice générale du Fonds d’emprunt Québec.

Nous avions besoin d’un espace d’échange, de réflexion et de collaboration essentiel pour la reconnaissance et le développement de l’économie sociale dans notre région. Le Pôlecn (ou le CRÉS au début) permettait de discuter des enjeux et de promouvoir collectivement un modèle d’entrepreneuriat responsable et crédible par rapport aux décideurs publics et dans les communautés. Nous nous donnions ainsi une parole collective et publique pour faire valoir l’entrepreneuriat collectif et l’économie sociale.

Comment décririez-vous ce qu’a réalisé le Pôlecn au cours des 5 dernières années ?

Plusieurs pas significatifs :

  • Pour la professionnalisation des pratiques en économie sociale ;
  • Pour la mobilisation des EÉS et la croissance du sentiment de fierté, l’appropriation du modèle ;
  • Pour la reconnaissance du modèle d’affaires et du développement de partenariat auprès des instances publiques, municipales et régionales, et les milieux économiques.

En quelques mots: le Pôlecn c’est…

Un regroupement d’affaires et de valorisation de l’économie sociale

Que souhaitez-vous au Pôlecn, ou à ses entreprises d’économie sociale membres, pour les années à venir?

Que le Pôlecn soit un moteur de développement et d’innovation dans divers secteurs d’activité et de changement d’échelle en cohérence avec les valeurs.

Que les EÉS soient des lieux de consommation connus et utilisés par la population en général. Un choix naturel…

 

Pour lire les autres articles de blogue de la série sur le 5e anniversaire du Pôlecn:

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