skip to Main Content

Notre politique en matière de parité et de diversité : le pourquoi et le comment

Pour être en cohérence avec ses valeurs et réaliser ses objectifs, il faut bien souvent se donner les outils pour y parvenir. Le Pôle des entreprises d’économie sociale de la Capitale-Nationale (PôleCN) est fier de présenter sa politique en matière de parité et de diversité, le fruit d’un travail de réflexion et d’analyse mené par les membres du conseil d’administration et son équipe permanente. Il est maintenant venu le temps de partager cette expérience aux entreprises d’économie sociale désireuse de se pourvoir d’un tel outil.

Les membres du PôleCN à l’origine du projet
« Pour une question de représentativité, les membres du PôleCN ont demandé en assemblée générale annuelle qu’une coprésidence soit élue plutôt qu’une présidence et qu’elle soit composée des deux principales formes juridiques d’entreprises d’économie sociale (EÉS), la coopérative et l’organisme à but non lucratif. Dans un deuxième temps, la question de la parité a été abordée et débattue en assemblée. Suite à ces échanges avec les membres, le conseil d’administration s’est engagé à développer une politique en matière de parité et de diversité », affirme Félix Bussières, directeur général du PôleCN.

En effet, si la parité et la diversité organisationnelle étaient dorénavant établies dans la nomination des deux coprésidences, la volonté était d’étendre cette considération à l’ensemble de sa gouvernance.

De nombreuses organisations ont déjà emboîté le pas ou souhaitent le faire pour tendre vers des instances paritaires. L’originalité de la politique du PôleCN se trouve dans sa définition du concept de diversité. « Bien que généralement, la définition du terme repose sur les caractéristiques individuelles des personnes, nous avons eu une volonté claire de notre conseil d’administration d’étendre la diversité au niveau de leurs compétences professionnelles et des EÉS qu’elles représentent. »

L’élaboration de la politique
Pour entamer et mener à terme ce projet, le PôleCN s’est entouré de la YWCA (avec son programme sur les organisations paritaires) et d’un comité sur la parité et la diversité composé de deux membres du conseil d’administration et de la direction générale. « La première étape a été de faire un bilan de la composition actuelle du conseil d’administration : caractéristiques personnelles des individus, caractéristiques des EÉS qu’ils représentent et compilation de leurs compétences. » Le travail s’est fait à partir d’une grille d’analyse nommée matrice de compétences, où chaque membre du conseil d’administration a rempli sa section.

« À partir de là, on peut sortir des statistiques, identifier ce sur quoi il faut vraiment bouger. Le comité a pu se donner des cibles à atteindre sur les différents aspects », explique Félix Bussières. La matrice des compétences et l’identification de cibles diffèrent d’une entreprise à l’autre. « Pour nous, l’aspect territorial est très important. On veut aussi aller chercher des compétences spécifiques dans certains domaines. Tout cela est variable. »

Certes, cette grille est évolutive et appelée à être revue lors de tout changement dans la composition du conseil d’administration. L’objectif est de s’améliorer et de procéder par étape, car toutes les cibles ne peuvent être atteintes à court terme. La politique permet d’engager l’organisation dans ce processus, de se donner les moyens et les stratégies afin d’atteindre ces cibles.

Partager l’expérience aux EÉS de la région
Pour Aina Rakotoarinivo, directeur général du Fonds d’emprunt de Québec et coprésident du PôleCN, l’organisation se devait d’être un modèle pour les autres étant donné son rôle de regroupement. « Maintenant l’idée c’est d’en parler autour de nous. Les membres doivent d’abord connaître l’existence de cette politique. Ils doivent voir aussi que c’est faisable et que ce n’est pas si compliqué que ça. »

« On veut mettre notre expérience à profit et fournir nos outils », ajoute Félix Bussières. « La politique est disponible. Si les EÉS communiquent avec nous, on peut leur montrer un exemple de matrice de compétences et leur expliquer comment la réaliser. C’est par là qu’il faut commencer. »

Et pourquoi les EÉS devraient-elles se doter d’une telle politique?
« Cela amène une certaine représentativité des idées », affirme Aina Rakotoarinivo. « Plus il y a une diversité d’idées, plus on peut aller loin ou aller dans des directions qu’on n’aurait jamais pensé auparavant. Une autre dynamique s’installe dans les discussions et cela enrichit non seulement le conseil d’administration, mais aussi les décisions qui y sont prises. »

La réponse de Félix Bussières à cette question est également pleine de conviction : « On veut diversifier nos réseaux et nos connaissances, confronter nos idées. Il y a des stratégies qui existent pour recruter des administrateurs·trices à l’extérieur de nos réseaux habituels. En ayant différentes perspectives autour de la table, on arrive à trouver des solutions innovantes à nos questionnements. »

Doter notre organisation d’une intelligence collective. Voilà le résultat qui est visé par l’élaboration d’une politique en matière de parité et de diversité. En économie sociale, nul besoin de dire qu’on aime bien ça!

Contactez-nous pour plus d’information

Notre politique de développement durable : le pourquoi et le comment

Le PôleCN a présenté sa politique de développement durable (DD) lors de sa dernière assemblée générale annuelle tenue le 5 juin dernier. Au-delà d’être une affirmation claire de son engagement à améliorer ses pratiques environnementales, économiques et sociales, l’organisation veut faire rayonner ses actions auprès de ses membres pour qu’ils emboîtent le pas.

Pourquoi?
« Cette préoccupation pour le DD des entreprises d’économie sociale (EÉS) vient de nos projets sur la commercialisation et le développement des affaires », affirme Félix Bussières, directeur général du PôleCN. « En approchant les acheteurs institutionnels pour qu’ils fassent affaire avec les EÉS, on s’est rendu compte que les politiques d’achat responsable représentaient les voies qui leur permettraient d’entrer comme fournisseurs. Dans ces politiques, l’accent est beaucoup mis sur l’environnement, l’une des trois dimensions du DD. Pour bien se positionner auprès des grands acheteurs, il faut que les EÉS arrivent à démontrer leur savoir-faire au niveau des trois dimensions du DD. Il faut aussi être en mesure de le communiquer. »

Pour le PôleCN lui-même, l’idée de se doter d’une politique DD est venue par le biais de son projet Transition écologique, un programme de formation et d’accompagnement en DD destinée aux EÉS. À la fois organisateur et participant de la première cohorte, le PôleCN s’est mis en action pour structurer ses pratiques durables, notamment au niveau de l’organisation d’événement.

Comment?
Comme toutes les autres entreprises ayant fait partie du programme Transition écologique, le PôleCN a été accompagné par Québec’ERE pour l’élaboration de sa politique DD. Un tel accompagnement par un organisme spécialisé permet de poser un regard neuf sur ses pratiques actuelles et sur celles vers lesquelles tendre. L’exercice est simplifié et d’autant plus enrichissant.

C’est justement par un relevé des actions durables qui sont déjà réalisées par le PôleCN que le travail a débuté. Puis, en établissant ses engagements organisationnels, la politique DD se concrétise plus simplement qu’on ne pourrait le penser. On en vient vite à constater toute l’importance du plan d’action, actualisé sur une base régulière, dans lequel seront identifiées les pratiques de l’organisation à améliorer. Le tout se dresse en cohérence avec les engagements et dans un rythme adaptée à la réalité de l’organisation.

Ainsi, la politique devient la base sur laquelle reposent toutes les actions mises en place par l’entreprise. Garry Lavoie, vice-président du PôleCN, a participé à l’élaboration et au déploiement de la politique DD de son organisation, la Coopérative funéraire des Deux Rives : « très souvent, les gens commencent à l’envers, en faisant des petits gestes ici et là. Il faut s’organiser et avoir une cohérence dans ce qu’on fait. À partir du moment où il y a une politique, il est davantage possible de mobiliser les gens, car ils savent où on s’en va. »

Prendre part à la transition écologique
Alors que le PôleCN entame sa première année avec sa politique et son plan d’action en DD, un de ses principaux engagements est de faire connaître la démarche et sa simplicité. En offrant aux EÉS de s’inspirer de sa propre politique et de se référer à eux pour avoir plus d’information, le PôleCN espère créer un mouvement parmi ses membres.

« On fait l’hypothèse que les EÉS ont une sensibilité par rapport à l’environnement et qu’elles prendront part au mouvement d’abord pour la cause, alors que des entreprises privées pourraient le faire uniquement s’ils y voient un avantage économique», admet Félix Bussières. Cet avantage économique est néanmoins bien réel et se manifeste généralement par une réduction des coûts ou par un positionnement avantageux au niveau marketing. Deux entreprises participantes de la première cohorte du programme Transition écologique ont rapidement reconnu ces avantages. (Pour en savoir plus, lire cet article.)

Selon Garry Lavoie : « La principale réticence que les entreprises ont, c’est la charge de travail supplémentaire. Le défi est de démystifier et de démontrer tous les avantages. Ensuite, dans la stratégie du tout début, au moment d’établir les plans, il faut qu’ils soient petits. Que 2-3 petits objectifs à atteindre pour implanter la culture de l’entreprise durant la première année. »

Le PôleCN se met en marche. Soyez à l’affût : nous vous tiendrons au courant de nos premiers petits pas et nous espérons également être témoins des vôtres!

Vous êtes une entreprise d’économie sociale et vous êtes intéressées à améliorer vos pratiques durables? Une deuxième cohorte du programme de formation Transition écologique sera lancée en 2018-19. Contactez-nous pour plus d’information!

Sur la photo, au début de cet article
Le 5 juin dernier, Barbara Genest, directrice générale de Québec’ERE, a remis une attestation au PôleCN pour son engagement en développement durable. Et ce n’est qu’un début. 🙂

Portrait d’entreprise et d’entrepreneur·e·s en économie sociale

Nettoieprêt: rencontre avec Julian Quintero, Jaime Alejandro Vargas et Maricela Vargas

– Derrière chaque réussite entrepreneuriale se trouve de la créativité, des prises de décision, de l’audace. En économie sociale, il se trouve également un besoin d’agir collectivement. Par une série d’articles, le PôleCN vous présentera des histoires d’entreprises d’économie sociale (EÉS) en mettant en lumière les parcours des entrepreneur·e·s qui les nourrissent par leurs expériences et leur vision de l’idée d’entreprendre ensemble.

Ce premier article de la série présente la coopérative de travailleur·e·s Nettoieprêt, dont le bureau est situé dans le quartier Maizerets à Québec. Lorsqu’économie sociale rime avec intégration.

Sur la photo, de gauche à droite: Jaime Alejandro Vargas, Maricela Vargas et Julian Quintero, trois des cinq membres fondateurs de Nettoieprêt.

Entreprendre par nécessité

L’histoire de l’entreprise Nettoieprêt est étroitement liée au parcours d’immigration de ses 5 membres fondateurs. S’installant au Québec en 2010 à titre de travailleurs qualifiés, cinq colombiens vivent des difficultés à percer le marché du travail et se réunissent pour trouver une solution. Trois parmi eux se sont connus en Colombie durant les cours de français préparatoires à leur arrivée ici. Julian Quintero est ingénieur civil, Maricela Vargas est psychologue et Jaime Alejandro Vargas, son époux, est ingénieur informatique. Suite à leur processus de francisation, lors de leurs premières tentatives d’entrer dans le marché de l’emploi, on leur demande des expériences de travail au Québec, d’être membre dans leur ordre professionnel, ou même de reprendre les cours. Étudier et faire reconnaitre ses qualifications, travailler en même temps pour subvenir à ses besoins tout en s’intégrant à sa communauté d’accueil constitue tout un mandat.

Julian, Jaime Alejandro et Pedro Ramirez, un autre des membres fondateurs de la coopérative, se trouvent un emploi dans une entreprise d’entretien ménager. Apprenant les rudiments de ce métier, leur équipe acquiert une notoriété quant à la qualité de leur travail. Riches de cette expérience, les néo-Québécois en viennent à l’idée de créer leur propre entreprise d’entretien ménager.

Pendant un an, les 5 immigrant·e·s (les 4 précédemment nommés ainsi que Fabio Chito) se rencontrent pour rêver à leur projet d’entreprise. Un an sans rémunération, à se questionner et à créer ensemble. Parmi les questions qu’ils se posent, celle de connaitre ce qu’ils recherchent réellement dans la création de l’entreprise, soit les objectifs individuels poursuivis, fournit l’éclairage dont ils ont besoin pour déterminer la forme juridique qu’elle prendra. Des organismes les soutiennent dans leur projet, des formations en entrepreneuriat les outillent pour la suite : la coopérative de travailleurs en entretien ménager Nettoieprêt est créée en 2012.

Le choix de l’économie sociale

«L’idée de créer une coopérative n’est pas venue d’une seule personne, c’est une vision commune», affirme Julian. Aux dires des deux autres, c’est tout de même lui qui a convaincu le groupe d’aller vers cette formule d’entreprise. Maricela précise : « Julian avait vraiment l’idée de s’engager en économie sociale, parce qu’il voyait la place qu’avait le modèle au Québec, combien c’était très bien vu et à quel point c’était une façon de pouvoir intégrer d’autres personnes. Amener non seulement un travail, mais créer une équipe où chaque personne se sent propriétaire.»

Parce que oui, au-delà de fournir un travail bien rémunéré à ses membres, la coopérative Nettoieprêt leur donne un réseau, une voie d’intégration. Jaime Alejandro explique : ««On a créé une porte, une opportunité qu’on n’a pas trouvé de notre côté. C’est une des missions dès le départ : offrir aux gens qui arrivent à Québec et qui n’ont pas d’opportunité de travail d’en avoir un, légalement et bien payé, qu’ils se sentent en sécurité et qu’en plus, ils trouvent un réseau autour du travail pour les aider, que ce soit au niveau de la famille, de trouver des logements ou autres.»

Bien que l’entreprise soit ouverte à tous lorsqu’elle est en recherche de nouveaux employé·e·s, il va de soi qu’elle s’est construite une réputation d’accueil auprès des immigrant·e·s. Les conditions de travail (surtout à temps partiel, de soir et de fin de semaine) conviennent peut-être mieux aux immigrant·e·s en voie d’intégration avec des cours ou d’autres engagements de jour.

Entreprendre ensemble pour s’intégrer: le cas de trois des membres fondateurs

Julian

Julian provient d’une famille reconnue comme de grands entrepreneurs en Colombie : « Chez nous, l’entrepreneuriat est toujours la conversation à la table. On ne parle pas des nouvelles, des téléromans. Dès qu’on est petit, c’est normal chez moi d’avoir des projets à démarrer, autant en affaires que socialement.» S’installant au Québec, Julian savait qu’il allait entreprendre ici aussi, puisque c’est dans sa nature. Il y a par contre découvert l’économie sociale et fait le choix d’opter pour cette formule avec ses acolytes. «Dans l’économie sociale, si on a des défauts, les autres ont nos compléments. Le mélange de plusieurs fait la réussite.» Julian travaille aujourd’hui à temps plein chez Nettoieprêt comme directeur général et responsable des projets et ventes.

Maricela

Avec des parents qui ont gagné leur vie en tant que commerçants, l’entrepreneuriat a toujours fait partie des intérêts et des valeurs de Maricela. Au moment de faire ses études et de choisir sa carrière, elle s’est plutôt intéressée à la psychologie. Au Québec, la création de la coopérative a permis à Maricela d’avoir un travail durant son retour aux études et d’acquérir des compétences nécessaires à sa profession. «Lorsque j’ai commencé à la coop au niveau des ressources humaines et à être mise en contact avec d’autres entreprises, juste le fait de me présenter dans une salle avec plein de personnes m’a amené tout un défi. Juste de parler et de me sentir en confiance, ça m’a tellement aidé. Dans ma profession, la communication est très importante. J’avais peur de parler parce que j’avais l’impression que les gens ne me comprenaient pas. » Pratiquant de nouveau en psychologie depuis peu de temps, elle maintient son membership dans la coopérative, comblant ainsi son désir d’entreprendre. «Les gens me demandent quand est-ce que je fais tout ça? Je pourrais me dire que j’ai déjà fait ma part, mais pour moi, Nettoieprêt, c’est tellement important. On aime beaucoup la coop. On connaît les gens, on veut réussir ensemble.»

Jaime Alejandro

Jaime Alejandro, également fondateur de la coopérative, n’est plus membre, mais continue de s’y impliquer bénévolement à titre de conseiller. Une façon pour lui de poursuivre la mission de l’entreprise, celle qui lui a permis de faire son chemin professionnel individuel. « Au départ, en tant qu’immigrant, j’avais des connaissances que je ne pouvais pas montrer ici parce que ce n’était pas ma langue, parce que c’était pas mon pays et parce que je ne connaissais pas de ressources. Mais je pouvais tout donner à mon entreprise. Après ça, mon entreprise m’a donné de la force, la reconnaissance, une possibilité de percer dans le marché, d’avoir de l’expérience et de savoir comment ça fonctionne à Québec. »

L’entreprise d’économie sociale, une voie d’intégration

Pour ces nouveaux arrivants, l’entrepreneuriat a donc été la voie d’accès au marché du travail québécois. Qui plus est, l’économie sociale a facilité leur intégration à leur communauté d’accueil. Julian affirme : « Je trouve que c’est une excellente formule pour réussir un projet d’intégration. Pendant un projet d’immigration viennent des étapes où on est plus isolé dans son coin. Le fait d’avoir une coop te pousse à aller vers les gens. Nos membres peuvent appeler ici pour demander des conseils, chose qu’ils ne feraient pas dans une entreprise privée. » Jaime Alejandro renchérit : « Il faut voir le côté humain. Lorsqu’on arrive en tant qu’immigrant, on a des compétences, dans notre cas des études et des années d’expériences professionnelles. Mais lorsqu’on arrive, on se sent un peu démuni. Lorsqu’on parle d’économie sociale, de coopérative, on parle aussi de ressources. On parle des gens, d’un groupe de personnes. Lorsqu’on arrive dans un milieu en économie sociale, on va se retrouver en famille. »

Encore aujourd’hui, la mission de la coopérative de travail est vivement portée par ses membres qui se montrent solidaires entre eux et lors de l’intégration des nouveaux. Tel que l’affirme Julian : « On a plein d’idées et de projets dont on n’a pas encore eu le temps et le budget. C’est ça l’avenir, développer ces projets en cohérence avec la formule coopérative.»

Chapeau bien bas aux fondateurs et aux membres de Nettoieprêt!

Le programme Fournisseurs officiels du PôleCN

En tant que regroupement d’affaires des entreprises d’économie sociale de la Capitale-Nationale, le PôleCN vise constamment à parfaire son offre de services à ses membres. C’est dans cette optique qu’il a créé en 2016 un programme de rabais marchands pour ses membres réguliers, soient les entreprises d’économie sociale (EÉS) de la région. Visibilité pour les fournisseurs officiels, rabais marchands pour les membres réguliers, source de revenu pour le PôleCN; dès sa conception, le programme se veut gagnant pour toutes les parties prenantes.

« Le programme est né d’un besoin des gens avec qui on travaillait », explique Félix Bussières, directeur général du PôleCN. « À cette époque, c’était déjà dans les objectifs du Pôle de créer plus de liens d’affaires entre nos entreprises.»

Le recrutement de fournisseurs a été la pierre angulaire du projet. Félix Bussières raconte : « La réponse a été étonnamment très bonne dès le début. Il y a même des entreprises qui nous ont appelés pour faire partie des fournisseurs officiels. Dans la première année on avait déjà une douzaine de fournisseurs officiels. À ce jour, nous en avons 15. »

Si la plupart des fournisseurs sont eux-mêmes des EÉS, des entreprises privées ont également adhéré au programme. C’est le cas de Conjoncture Affaires publiques, une entreprise de services-conseils en communication. Luc Samama raconte : « mon entreprise travaille essentiellement avec des organismes à but non lucratif et des EÉS, alors quand la proposition m’a été faite, c’était tout naturel, car c’était ma clientèle cible. Comme fournisseur officiel, j’offre un rabais de 10% aux membres du PôleCN à l’égard d’un premier mandat. »

Pour l’EÉS GIT Services-conseils en emploi, les raisons d’adhérer au programme étaient similaires. Leurs services en employabilité sont d’ailleurs fort à propos pour les EÉS de la région. Propos de Karine Roussy, directrice générale: « on trouvait le projet intéressant, d’abord oui pour se faire connaitre, mais surtout pour soutenir les EÉS dans notre créneau. On sait que les EÉS vivent des difficultés au niveau du recrutement de personnel. Il était intéressant de leur démontrer notre appui par le biais du programme de fournisseurs du Pôle en leur offrant un rabais supplémentaire pour les services. »

Les deux années passées depuis la création du programme de Fournisseurs officiels démontrent sa pérennité. Les deux fournisseurs officiels rencontrés le confirment : les membres réguliers du PôleCN utilisent les rabais marchands et des liens d’affaires sont créés. Karine Roussy raconte : «Nous offrons un rabais à l’égard d’un premier mandat. Plusieurs entreprises nous ont ainsi connus et ont continué de faire affaires avec nous par la suite. » À l’inverse, certaines EÉS sont devenues membres du PôleCN pour bénéficier d’un rabais marchand. Il est vrai que le coût d’adhésion à titre de membre du PôleCN peut rapidement être rentabilisé en profitant de quelques offres des fournisseurs officiels.

Pour Félix Bussières, si le programme est là pour rester, il n’est pas souhaité de le faire croître à outrance : « on veut qu’il y ait quand même une exclusivité offerte aux fournisseurs officiels. Ces entreprises deviennent en quelque sorte les ressources du milieu qu’on connait bien, qu’on met de l’avant et qu’on recommande à nos membres. »

GIT Services-conseils en emploi est à la fois Fournisseur officiel et membre régulier du PôleCN. Sa directrice générale, Karine Roussy: « On se permet de dire aux EÉS qu’on connait leur réalité, leur contexte qu’on est sur la même longueur d’onde. C’est aussi beaucoup les valeurs et la philosophie qui sont similaires. Donc au niveau du lien d’affaires, on se rejoint beaucoup.» Démonstration faite : tout le monde trouve son compte avec le programme des Fournisseurs officiels du PôleCN.

Découvrez nos fournisseurs et leur rabais marchands.

Transition écologique (partie 3 de 3) – les témoignages de deux entreprises participantes

Le projet Transition écologique est un parcours de formation en développement durable offert aux entreprises d’économie sociale (EÉS) qui jumelle des visites et formations de groupe à un accompagnement personnalisé, le tout animé par Barbara Genest, directrice générale de Québec’ERE.

Appuyé par Magnitude 10, le programme a été complété par une première cohorte d’entreprises en février dernier. Chaque entreprise participante, avec sa propre réalité et ses contraintes, a déterminé quel objectif elle se donnait dans le cadre de la formation professionnalisante. Cet article présente l’expérience, mais surtout, le résultat de la formation chez deux d’entre elles.

Cet article fait suite aux textes :
Transition écologique (partie 1 de 3) – une première cohorte d’entreprises en formation
Transition écologique (partie 2 de 3) – les rencontres de la cohorte : des lieux inspirants et des discussions porteuses

Corsaire
Pour de nombreuses entreprises d’économie sociale (EÉS), les principes du développement durable (DD) ne sont pas bien éloignés de leur origine ou de leur mission. C’est le cas chez Corsaire, une EÉS spécialisée en communication graphique. Mélina Patry, directrice de création et designer graphique, nous explique ce qui a incité l’entreprise à prendre part au projet de formation : «Corsaire a été mis sur pied par des organismes en environnement pour leurs besoins graphiques. On a encore aujourd’hui cette fibre-là et on voulait le promouvoir. Cela nous distingue, en plus d’être une EÉS en graphisme, ce qui est peu commun. On voulait donc s’assoir et réfléchir à tout ça. »

Dans le cadre du projet Transition écologique, Corsaire s’est doté d’une politique de développement durable et d’un plan d’action annuel : « c’est une belle alternative, ça montre nos actions, nos petites actions au quotidien. On ne va pas changer le monde, mais à notre échelle c’est quand même intéressant! » Pour Mélina Patry, que l’équipe soit rassemblée autour du projet de transition écologique est un facteur important : « L’enjeu est peut-être là : que les employés aillent tous dans le même sens et veulent changer les choses. Nous, ça a été assez facile: on est une petite équipe et on embrasse tous la cause. »

Pour Corsaire, se doter d’une telle politique de DD représentait également un atout non-négligeable dans leur développement d’affaires. « Quand on fait des appels d’offres ou la promotion de notre entreprise, c’est une plus-value d’avoir ces documents-là. Ça fait plus sérieux : on sait où on s’en va, on a des buts, un objectif clair, un plan d’action. On essaie de le mettre de l’avant comme on peut. »

Le Vélo Vert
Le Vélo Vert est une EÉS vouée à l’intégration en emploi. Luis Villamizar, directeur général, nous raconte les raisons de sa participation au projet Transition écologique : « on trouvait ça important de ne pas avoir seulement des activités économiques dans le domaine du recyclage de vélo, mais de faire aussi des gestes à l’interne, de mieux gérer nos matières résiduelles. Quand j’ai vu l’offre de formation, j’ai trouvé que c’était une belle occasion pour justement s’améliorer à ce niveau-là. La formation a été super intéressante. On a appris des choses qu’on ne savait même pas au niveau du recyclage, qu’est-ce qui se faisait avec les matières récupérées par exemple. Il y a beaucoup de matières qui pouvaient se récupérer, mais qu’on ne le savait pas. »

Pour le Vélo Vert, la formation a permis la production d’un plan de gestion des matières résiduelles. Déjà à court terme, les résultats ne sont pas seulement environnementaux, tel qu’expliqué par le directeur général : « En plus de mieux gérer nos matières résiduelles, on économise! On s’est rendu compte qu’on payait beaucoup pour ramasser les déchets, alors qu’il y a beaucoup de matières qui allaient au recyclage. Donc on s’est inscrit dans le programme de collecte de récupération gratuite. » L’effet de la formation a même dépassé les actions en milieu de travail : « les gens se sont sensibilisés au recyclage, à mieux gérer leurs matières et pas seulement au travail, mais aussi à la maison et dans leur entourage », affirme-t-il.

Pour les deux dirigeants rencontrés, l’accompagnement personnalisé de Québec’ERE a été un gage de réussite dans la réalisation de leur projet de transition écologique. « C’est très facile, ils ont des idées et peuvent nous conseiller. Quand on met ça en liste, on voit que ce n’est pas si gros que ça! Les gens voient peut-être ça très gros quand ils pensent à se faire une politique de DD, mais parfois, c’est juste un petit pas à faire », affirme Mélina Patry de Corsaire.

En complément, les formations et visites de groupe prévus dans le projet ont été sources d’inspiration et de bonnes idées. « Ça permet de voir ce qui se fait ailleurs. On peut apporter les idées, les appliquer ou les adapter en fonction de nos réalités et nos moyens. C’est très formateur, ça permet d’élargir nos horizons », affirme Luis Villamizar de Vélo Vert.

Le parcours de formation Transition écologique vous intéresse? Le PôleCN est en période de recrutement pour le lancement d’une 2e cohorte d’entreprises d’économie sociale. Durant un an, assistez à trois visites d’entreprise et formations de groupe, en plus de profiter d’un tarif préférentiel sur un accompagnement personnalisé par Québec’ERE. Contactez-nous pour de plus amples informations : Félix Bussières, 418-440-5019, felix.bussieres@polecn.org.

 


Transition écologique (partie 2 de 3) – les rencontres de la cohorte : des lieux inspirants et des discussions porteuses

Cet article fait suite au texte Transition écologique (partie 1 de 3) – une première cohorte d’entreprises en formation

De septembre 2017 à février 2018, une cohorte d’une dizaine d’entreprises d’économie sociale s’est donnée rendez-vous à trois reprises pour discuter de développement durable et de l’application de ses principes dans leurs activités. Appuyé par Magnitude 10, le projet Transition écologique a proposé un parcours de formation alliant les avantages des rencontres de groupe à ceux de séances de travail personnalisées pour chaque entreprise. Le tout animé par Barbara Genest, directrice générale de Québec’ERE.

La visite de différents lieux par la cohorte est un des éléments importants d’un tel parcours de formation selon Barbara Genest : « les lieux pouvaient témoigner de ce que l’application de principes de développement durable pouvait être. » « J’ai été capable d’avoir des images, de référencer mes exemples aux participants. »

Pour la première rencontre, la cohorte d’entreprises s’est donnée rendez-vous chez l’une d’entre elles : Recyclage Vanier. Barbara Genest raconte : « on a pu voir comment la destruction des documents confidentiels s’effectue et tous les processus mis en place. On a pu voir aussi comment ça se passe avec l’équipe, parce qu’ils font de l’intégration à l’emploi. C’était plaisant parce que Recyclage Vanier est participant de la cohorte, donc ça donnait une plus-value. » « On a pu parler de leur plan de gestion de matière résiduelle dans leurs bureaux. »

Cette première rencontre de groupe était également l’occasion d’expliquer les grandes lignes de ce qu’est le développement durable. « Chaque participant n’avait pas le même niveau de connaissance ou de formation », affirme-t-elle.

Entre la première et la seconde rencontre de la cohorte, de nombreuses entreprises ont entamé leur démarche personnalisée avec Quebec’ERE afin d’implanter une politique ou des pratiques durables chez eux. Durant le projet Transition écologique, chaque entreprise choisit la direction qu’elle veut prendre pour améliorer ses pratiques. Si cette mise en place se fait facilement et rapidement pour certaines d’entre elles, d’autres peuvent faire face à plus de défis, mais l’accompagnement personnalisé permet à chacune d’avancer à son rythme et d’atteindre ses objectifs.

La deuxième formation de groupe a eu lieu au Monastère des Augustines, une entreprise d’économie sociale reconnue pour sa politique et ses actions en développement durable instaurées dès son démarrage. « On avait l’employée dédiée au développement durable qui nous a fait visiter. Ça permettait de faire des liens entre les achats faits au Monastère et les entreprises participantes », mentionne Barbara Genest.

Suite à la visite, cette dernière a animé une séance de travail de groupe : « j’ai pris chaque organisation pour dire où elle en était ou ce vers quoi elle s‘enlignait, j’ai fait ressortir le défaut ou la qualité pour chacun. Les gens étaient contents. C’était rendu très très concret, à l’opposé des concepts de développement durable. Il n’aurait pas fallu que ce soit ça tout le long! Il faut que ce soit appliqué. » Cet échange de groupe sur l’état d’avancement de chacun a été inspirant et riche en apprentissages pour plusieurs: « Les entreprises ont pu constater la rapidité d’exécution que peuvent avoir les projets, qu’il ne faut pas voir cela comme des montagnes. »

Finalement, après avoir visité une entreprise qui œuvre en circuit fermé, puis un établissement touristique accueillant de nombreux visiteurs et événements, le troisième lieu visité par la cohorte ce 28 février sera le Centre Culture et Environnement Frédéric Back, un bâtiment regroupant plus d’une trentaine d’organisations aux missions culturelles ou environnementales. La visite de l’édifice aura tout pour inspirer les participants de la cohorte avec les différentes améliorations éco-énergétiques et architecturales mises en place lors de sa restauration. Barbara Genest proposera ensuite une formation sur les événements écoresponsables, une façon bien concrète pour les entreprises d’agir et d’améliorer rapidement leurs façons de faire.

Les entreprises d’économie sociale intéressées à assister à cette 3e formation du projet Transition écologique sont les bienvenues ! Pour un montant de 25$, participez à la visite guidée du Centre Culture et Environnement Frédéric Back et à la formation sur les événements écoresponsables donnée par Québec’ERE. Inscription par courriel d’ici ce vendredi 23 février. Contactez-nous pour de plus amples informations sur cette formation, sur le projet Transition écologique ou pour faire partie de la prochaine cohorte du projet : Félix Bussières, 418-440-5019, felix.bussieres@polecn.org.

Article suivant : Transition écologique (partie 3 de 3) – les témoignages de deux entreprises participantes


Transition écologique (partie 1 de 3) – une première cohorte d’entreprises en formation

Lors de l’exercice de planification stratégique 2015-2017, le respect de l’environnement s’est avéré comme un des principaux enjeux du développement d’affaire des entreprises rencontrées. Par la mise en place d’un programme de formation en développement durable nommé Transition écologique, le Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (PôleCN) a visé à accompagner les entreprises dans leur réflexion et leur passage à l’action.

Appuyé par Magnitude 10, la formule d’apprentissage retenue pour le programme est porteuse : former et accompagner une cohorte d’entreprises volontaires vers l’adoption de nouvelles approches en développement durable appliquées à leur entreprise. Québec’ERE agit à titre d’animateur des rencontres groupées en plus d’assurer un accompagnement personnalisé pour chacune des entreprises participantes.

« Ce projet-là, c’est notre mission ! », affirme Barbara Genest, directrice générale de Québec’ERE, une entreprise d’économie sociale visant à favoriser l’adoption de pratiques environnementales responsables et durables par ses services-conseils personnalisés et ses activités de formation et de conception.

Si le programme a permis de rassembler des entreprises autour de l’application des principes du développement durable dans leurs activités, « les participants faisaient déjà des actions socialement engagées ou environnementales. » Il faut dire qu’à même leur raison d’existence, les entreprises d’économie sociale ont une longueur d’avance sur les autres formes entrepreneuriales lorsqu’il est question de développement durable. « C’est déjà dans leur gêne », déclare celle qui a agi à titre d’animatrice de la première cohorte du programme Transition écologique. « Le problème, c’est que personne ne le dit vraiment. Pourtant, c’est tellement une valeur ajoutée pour une entreprise ! »

La première cohorte du programme Transition écologique a été formée à l’été 2017 à la suite d’une rencontre de travail. Neuf entreprises d’économie sociale ont choisi d’y participer pour rédiger ou revoir leur politique de développement durable, pour améliorer leur performance environnementale ou encore pour effectuer un virage vers l’adoption de pratiques écoresponsables. Trois lieux dont les actions écoresponsables sont inspirantes ont été visités par les membres de la cohorte. Chaque rencontre était l’occasion de participer à un atelier de groupe autour d’un thème.

Articles suivants:
Transition écologique (partie 2 de 3) : les rencontres de la cohorte : des lieux inspirants et des discussions porteuses
Transition écologique (partie 3 de 3) – témoignage de deux entreprises participantes

 

           

Les entreprises économie sociale à l’heure du numérique

Mélanie Normand, directrice de projet au CEFRIO

Mélanie Normand, CEFRIO

On le sait, le numérique est un véritable levier de croissance pour les entreprises. D’innombrables études ont déjà démontré son impact significatif sur la productivité, le développement et l’attraction des entreprises. La capacité numérique d’une entreprise joue favorablement sur l’innovation, sa compétitivité et sa prospérité.

Au Québec, les citoyens ont généralement réalisé la transformation numérique dans leur espace personnel. Or, ce n’est pas encore le cas pour de nombreuses entreprises, qui hésitent à effectuer ce virage de façon intensive.

Une opportunité à saisir 

Les entreprises de l’économie sociale évoluent dans un contexte où le rythme des changements s’accélère. Les défis sont majeurs et se multiplient : l’arrivée de compétiteurs privés, des attentes grandissantes des membres et de la clientèle quant à la qualité de services, un recrutement et une rétention des ressources humaines de plus en plus difficiles, une croissance qui exige la révision des processus internes ou des façons de faire pour assurer leur gouvernance démocratique, ou encore, des marges de profits qui s’amenuisent. Des défis qui, pour être relevés, exigent souvent une transformation organisationnelle à laquelle le numérique peut contribuer.

Les avantages du passage au numérique sont nombreux et variables selon les contextes, mais comprennent notamment :

  • amélioration de la productivité et de la compétitivité;
  • attraction et rétention de la main-d’œuvre;
  • capacité d’innovation accrue;
  • développement de nouveaux marchés;
  • pérennité;
  • et incidemment, réinvestissement dans sa mission sociale.

Le succès de la mise en œuvre d’un projet numérique doit s’appuyer sur des conditions gagnantes et sur l’application des meilleures pratiques d’affaires. Les entreprises de l’économie sociale qui ont amorcé leur virage numérique en témoignent, elles ne reviendraient pas en arrière et elles apprécient les bénéfices que l’usage du numérique leur procure, mais elles ont parfois passé par des chemins cahoteux. Pour faciliter la transition, le programme PME 2.0* offre de belles opportunités tout au long de l’année 2017.

Appel à projets pour entreprises de l’économie sociale : accompagnement à la mise en œuvre d’un projet numérique

Une vingtaine d’entreprises de l’économie sociale seront sélectionnées pour bénéficier d’un accompagnement dans les premières étapes de la mise en œuvre d’un projet numérique. La démarche proposera un parcours d’accompagnement de 3 à 5 jours, selon les types de projets retenus et les besoins de l’entreprise. Elle se réalisera à travers une série d’activités individuelles et collectives (interentreprises).

Processus de mise en candidature | Pour se porter candidates, les entreprises admissibles doivent consulter le guide de mise en candidature pour prendre connaissance des critères d’admissibilité, du processus de sélection et des types de projets numériques admissibles. Le guide et le formulaire d’inscription sont disponibles en ligne : 

http://www.pmenumerique.ca/economie-sociale.

Les candidatures seront acceptées jusqu’au 20 janvier 2017.

 Ateliers de familiarisation 

Fort des leçons tirées de PME 2.0, une programmation d’ateliers de sensibilisation et de familiarisation au potentiel du numérique est offerte aux entreprises de l’économie sociale. Les ateliers proposent une formule interactive qui permet aux participants d’échanger avec d’autres entreprises sur le numérique et de réfléchir à leur propre transformation.

À Québec, le prochain atelier s’intitule « Réussir sa transition vers le commerce en ligne » et se tiendra le 2 mars 2017. Cet atelier permettra aux gestionnaires d’en apprendre davantage :

  1. Sur le potentiel du eCom et du numérique pour les entreprises de l’économie sociale;
  2. Les attentes des clients à l’ère du numérique;
  3. Les meilleures pratiques à adopter et les étapes à franchir pour réussir sa propre boutique en ligne.

Pour plus d’informations et pour vous inscrire

 À propos du programme PME 2.0

PME 2.0 est un programme mis sur pied par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et réalisé par le CEFRIO, qui a pour mandat d’accompagner les PME québécoises dans leur passage au numérique. Son objectif est de faciliter et d’accélérer l’intégration des technologies numériques dans les entreprises des secteurs du commerce de détail, du manufacturier et de l’économie sociale. Visitez PMEnumerique.ca pour en savoir plus.

À propos du CEFRIO

Organisme de recherche et d’innovation, le CEFRIO accompagne les entreprises et les organisations dans la transformation de leurs processus et pratiques d’affaires par l’appropriation du numérique. Il recherche, expérimente, enquête et fait connaître les usages des technologies de l’information et des communications dans tous les volets de la société. Le principal partenaire financier du CEFRIO est le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. Visitez www.cefrio.qc.ca pour en savoir plus.

Quelques faits saillants en matière d’utilisation d’Internet et du numérique au Québec

  • L’accès Internet à domicile atteint de nouveaux sommets en 2016, alors que la presque totalité des foyers, soit 90 %, sont désormais branchés.
  • 51 % des Québécois sont dotés d’une tablette numérique et près de 58 % disposent d’un téléphone intelligent.
  • Les achats en ligne totaux des Québécois en 2015 sont évalués à 8 milliards de dollars, en croissance de 22 % par rapport à 2014.
  • Les Québécois sont de plus en plus nombreux à consulter le Web avant de faire un achat en ligne ou hors ligne : 74 % d’entre eux s’informent sur Internet avant de réaliser un achat. Ils s’intéressent notamment aux opinions partagées par d’autres internautes.
  • La consultation des réseaux sociaux pour s’informer avant achat est également plus répandue : 17 % en 2014 comparativement à 30 % en 2015.
  • Actuellement, près d’un Québécois sur deux (45 %) considère avoir un niveau de compétences numériques élevé.

Source : NETendances 2016