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Pourquoi devenir membre du PôleCN?

Le Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (PôleCN) débute sa campagne de membership annuelle. Toutes les entreprises d’économie sociale sont invitées à faire partie de notre regroupement d’affaires en devenant membre régulier.

Votre question : Pourquoi devenir membre du PôleCN?
Voici notre réponse.

Vos racines collectives et territoriales

L’économie sociale n’est pas un secteur d’activité, mais une façon d’entreprendre.
Les entreprises d’économie sociale oeuvrent dans tous les domaines et sont présentes partout dans notre région.

Ce qui réunit les entreprises d’économie sociale, c’est leur propriété collective, c’est la primauté accordée à leur mission sociale et à leurs valeurs, permettant de mettre l’humain plutôt que le capital au coeur des décisions organisationnelles.

Les entreprises d’économie sociale sont créées par et pour leur communauté d’appartenance. Elles sont ancrées dans un territoire et dans un besoin collectif, dans une vision partagée pour y répondre.

Lorsque les racines d’une entreprise sont autant implantées dans un territoire et une collectivité, le désir de se rassembler et de répondre collectivement à ses ambitions va de pair avec un rassemblement régional. Si l’entreprise gagne à rassembler plusieurs individus, elle est aussi avantagée si elle se mobilise au sein d’un regroupement qui réunit des entreprises partageant ces valeurs.

L’intersectorialité pour élargir l’horizon

La diversité des entreprises d’économie sociale réunies dans notre réseau est un atout, car elle ouvre les possibles : rencontres improbables et déterminantes, partenariats, liens d’affaires, idées, etc. L’intersectorialité peut être source d’inspiration et de motivation pour le développement d’affaires de chaque entreprise. Le fait que nos entreprises se rejoignent au-delà de leur offre en biens et services peut justement les propulser vers des voies innovantes qu’elles n’auraient pu imaginer en étant seulement connectées à leur réseau sectoriel.

Le PôleCN, un point de rencontre

Savez-vous qu’il est possible de devenir membre solidaire du PôleCN en tant qu’individu ou en tant qu’organisation? Le PôleCN se veut le point d’union des entreprises d’économie sociale, mais aussi de celles et de ceux qui désirent favoriser le développement de ce modèle dans la région. Vous inviter à devenir membre du PôleCN, c’est vous proposer d’intégrer cette communauté en faveur du déploiement et du rayonnement de l’économie sociale dans la Capitale-Nationale. Plus nombreux nous serons dans notre regroupement, plus forte sera notre voix!

Tous au PôleCN!

Parce que c’est l’addition de nos points communs et de nos différences qui constitue notre richesse collective. Parce qu’on gagne à se connaître et à se reconnaître. Parce que l’économie sociale, c’est nous!

Pour devenir membre régulier (entreprises d’économie sociale) – voyez notre offre de services!
Pour devenir membre solidaire (individu)
Pour devenir membre solidaire (organisation)

 

Présents dans toutes les régions du Québec, les pôles régionaux d’économie sociale sont entièrement dédiés au développement de l’économie sociale sur leur territoire. Leurs actions s’articulent autour de 4 rôles :

  • Valoriser l’économie sociale
  • Renforcer les entreprises collectives
  • Soutenir l’émergence de l’économie sociale
  • Déployer un écosystème de soutien fort

Le programme Fournisseurs du PôleCN : du gagnant-gagnant!

Le programme Fournisseurs est une façon pour le Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale (PôleCN), de mettre de l’avant et de recommander à ses membres des entreprises offrant des biens et services de qualité. Nos fournisseurs sont des entreprises qui ont à coeur le développement des entreprises d’économie sociale de la région et avec lesquelles nous collaborons ou faisons affaire régulièrement.

Un éventail de services pour vous

Notre regroupement reconnaît la réalité d’affaires distincte des entreprises d’économie sociale. Le programme Fournisseurs rassemble des entreprises au fait de ces distinctions, ce qui représente un apport non négligeable pour obtenir des services adaptés et répondant aux besoins des entreprises d’économie sociale.

Il est également important que le programme Fournisseurs du PôleCN couvre un large spectre de services dont les entreprises d’économie sociale peuvent avoir besoin. C’est mission accomplie pour la présente année avec des entreprises en graphisme, services alimentaires, comptabilité, location de salle et en services-conseil de toutes sorte.

Découvrez les treize fournisseurs du programme et profitez de rabais marchands avantageux offerts aux membres réguliers du PôleCN. Vous constaterez qu’il peut rapidement devenir payant d’adhérer à votre regroupement régional…. À vous d’en profiter!

Quatre nouveaux fournisseurs se sont joints au programme en 2018-19!

Un grand merci à ces quatre entreprises d’économie sociale qui se sont jointes aux fidèles fournisseurs officiels et qui enrichissent les services offerts à nos membres réguliers. Quelle fierté de les présenter ici:

Bistro Garneau est une coopérative alimentaire appartenant à COOPSCO F.-X.-GARNEAU depuis 2010. Bien ancré dans son milieu collégial, Bistro Garneau offre des menus variés, un service de restauration complet et un menu traiteur actuel.

 

 

La Maison de la coopération et de l’économie solidaire de Québec est un carrefour unique de réseautage, de formation et de services en économie sociale.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
La Maison de la coopération offre 25% de rabais pour une location de salle d’ici au 30 juin 2019.

 

Mobili-T a pour mission de favoriser le développement de mesures novatrices en mobilité durable en misant sur la gestion des déplacements.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
Mobili-T offre 15% de rabais sur les conférences, kiosques et formations.

 

Spira est une coopérative vouée au cinéma indépendant. Parallèlement à ses activités artistiques, la coopérative offre des services aux entreprises telles que la captation d’événements, la production de vidéos corporatives, l’animation graphique ou le documentaire.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
Spira offre 15% de rabais sur ses services.

 

Nos fidèles fournisseurs, de précieux partenaires

Le PôleCN se considère chanceux de pouvoir compter sur des entreprises qui croient en notre regroupement et qui font partie année après année de notre programme fournisseurs. Des organisations à connaître, si vous n’avez pas encore eu cette chance!

GIT est un acteur stratégique incontournable dans le domaine de l’employabilité, de par les services qu’il offre aux chercheurs d’emploi, aux travailleurs, aux entreprises ainsi qu’aux organisations.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
GIT Services-conseils en emploi offre 10 % de rabais à l’égard du premier mandat d’un nouveau client.

 

Groupe Conseils DDE senc appuie les entreprises d’économie sociale et offre son expertise dans une grande variété de domaines tels que : la gestion stratégique et opérationnelle; le marketing et les médias sociaux; les outils technologiques d’affaires et la recherche de financement.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
Groupe Conseils DDE offre un rabais de 15% sur le premier mandat pour leurs services en gestion, marketing et Web.

 

Fondée en 1948, Raymond Chabot Grant Thornton compte aujourd’hui parmi les chefs de file canadiens dans les domaines de la certification, de la fiscalité, des services-conseils, du redressement d’entreprises et de l’insolvabilité, avec plus de 2 500 professionnels, dont quelque 200 associés.

 

 

Corsaire est une entreprise d’économie sociale spécialisée en communication graphique. Elle offre ses services en design, création, Web et stratégies de communication à ses clients qui proviennent notamment des organisations et entreprises dans les domaines environnemental, du développement durable, culturel et communautaire.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
Corsaire offre 20% de rabais sur un premier mandat en services graphiques.

 

La CDEC de Québec accompagne les entreprises d’économie sociale dans leur processus de démarrage ou leur développement d’affaires. Elle est mandataire du RISQ pour les volets Aide technique et Capitalisation pour les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. La CDEC propose également un service de comptabilité accessible à toute entreprise, organisme communautaire et travailleur autonome.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
La CDEC offre 20% sur la tenue de livres des 3 premiers mois d’une entente signée de douze mois.

 

L’Auberge de jeunesse HI-Montreal est une organisation à but non-lucratif, située en plein centre-ville de Montréal, qui propose de l’hébergement en chambre privée et en chambre partagée dans une atmosphère conviviale et internationale.

 

 

Conjoncture affaires publiques est une entreprise de services-conseils en communication, organisation d’événements, développement stratégique, affaires publiques et relations gouvernementales.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
Conjoncture affaires publiques offre 10% de rabais à l’égard du premier mandat d’un nouveau client.

 

Que ce soit par l’accès au microcrédit, par l’accompagnement et par la formation, le Fonds d’Emprunt Québec permet à des personnes de réaliser leur projet d’entreprise.

Rabais marchand aux membres réguliers du PôleCN
Le Fonds d’emprunt offre 50% de rabais sur les frais d’ouverture de dossier, 10% de rabais sur les frais d’inscription à la formation au prédémarrage et la possibilité d’accès à un fonds (prêt) dédié à l’émergence d’entreprises collectives.

 

La CDRQ, région Québec-Appalaches offre des ressources spécialisées en développement coopératif aux entrepreneurs qui désirent procéder à la création, à la consolidation, au redressement ou à la relève d’entreprises par la formule coopérative.

 

 

Vous voulez en savoir davantage sur le pourquoi et le comment du programme Fournisseurs du PôleCN ?
Lisez cet article de blogue !

MamboMambo : rencontre avec Alexis Gagné

– Derrière chaque réussite entrepreneuriale se trouve de la créativité, des prises de décision, de l’audace. En économie sociale, il se trouve également un besoin d’agir collectivement. Par une série de portraits, le PôleCN présente des histoires d’entreprises d’économie sociale (EÉS) pour mettre en lumière des parcours d’entrepreneur·e·s avec de riches expériences et une vision inspirante de l’idée d’entreprendre ensemble.

MamboMambo est une coopérative oeuvrant dans le domaine du design graphique et du développement Web. Si la coop a acquis une excellente réputation grâce à la qualité de ses services, son histoire est quant à elle peu connue. Et pourtant : le parcours entrepreneurial de ses cofondateurs créatifs et déterminés a de quoi inspirer de nombreux entrepreneurs-es ! Alexis Gagné est un des cinq membres fondateurs de l’entreprise et y occupe à ce jour les fonctions de directeur général. Malgré un horaire chargé, il transmet également sa passion pour son métier en enseignant le design graphique au niveau collégial. Portrait d’un créateur devenu gestionnaire / ou quand rêver d’un travail à son image devient réalité.

Des bancs d’école à l’idée d’entreprendre

MamboMambo a 5 ans, mais l’histoire de la coopérative a débuté sur les bancs du cégep et de l’université, alors que les futurs cofondateurs étaient collègues d’étude en design graphique. Réalisant souvent des travaux ensemble, ils avaient des forces complémentaires, tout en partageant la même vision : « On se rejoignait sur plusieurs points. On avait cette facilité-là, cette espèce de folie à travailler ensemble qu’on aimait vraiment », affirme Alexis.

Au terme de leurs études, les nouveaux diplômés ont débuté leur carrière comme travailleur autonome ou en agence. Environ un an après avoir entré sur le marché du travail, les graphistes échangeaient sur les aspects de leur travail qui les dérangeaient en étant convaincus qu’il y avait une façon de faire mieux : « On a été déçu du domaine. On était vraiment passionné, c’est un milieu où tu peux tellement t’éclater et avoir du plaisir. C’est ce qu’on nous disait à l’école, mais ce n’est pas ce qu’on vivait en agence. On avait l’impression que le client était souvent pénalisé, qu’il payait trop cher, qu’on ne livrait pas les projets à leur plein potentiel, et cela nous dérangeait vraiment. » En constatant qu’ils identifiaient les mêmes irritants, ils ont décidé de créer leur propre entreprise et de faire différemment, non seulement dans les services offerts, mais également dans la structure organisationnelle.

On n’est pas des gestionnaires à la base. On fait juste des choses qui selon nous font du sens ! On est content au bout de 5 ans de s’apercevoir que notre idée un peu folle n’était pas si folle que ça !

Incarner le modèle coop, sans le savoir

Au départ, l’entreprise MamboMambo a été enregistrée en nom collectif. Après 6 mois d’activité, les membres de l’entreprise ont débuté des recherches pour identifier une forme juridique plus adaptée. Si aucun des professionnels rencontrés ne leur a parlé d’économie sociale, on les a même découragés d’aller vers une entreprise partagée entre plusieurs propriétaires. Incrédules, les 5 entrepreneurs avaient un malaise avec les arguments avancés. Ils étaient convaincus que leur force résidait dans l’union de leurs intérêts et de leurs talents.

C’est Alexis qui a pensé à la formule coopérative en se souvenant que son père avait déjà travaillé dans une telle entreprise collective. Guidés vers leur CDR (coopérative de développement régional) pour en savoir plus sur cette forme entrepreneuriale, ils ont compris dès leur première rencontre que c’était la voie à emprunter pour MamboMambo. « C’était la première fois qu’on se sentait accompagné et écouté. On avait, oui, notre projet d’entreprise et nos idées, mais on avait des valeurs qui étaient super importantes et à la base de Mambo. C’était la première fois que quelqu’un prenait ces valeurs-là et qu’il comprenait que ça faisait partie de l’entreprise. » L’accompagnement proposé par la CDR a répondu à tous leurs questionnements: « Pour nous c’était clair, on faisait une coop. Entre la coop de travailleurs, de producteurs ou de solidarité, on voyait que le modèle était flexible. La coop, avec ses règlements en place, pouvait se transformer en même temps qu’elle allait grandir. Alors ça, on trouvait ça vraiment intéressant. »

Étonnant, mais vrai: sans la pensée d’Alexis concernant le travail de son père dans une coopérative, MamboMambo aurait peut-être pris une toute autre forme !

La différence Mambo

On veut être différent ; faut pas juste le dire, il faut l’appliquer. Le modèle coop nous apparaissait comme une façon de se différencier vraiment.

Le modèle coopératif distingue MamboMambo de ses concurrents. « C’est un peu comme la cerise sur le gâteau à la fin de notre pitch ! Les gens sont surpris, mais ce n’est pas une perception négative. On se dit créatif, mais il faut que ça s’applique partout. On leur dit que nous sommes une entreprise à plus petite échelle, qui est humaine. Les clients n’ont pas six niveaux à gravir avant de parler à quelqu’un dans l’entreprise. »

Cette différence est appréciée non seulement des clients, mais aussi des employés. « On travaille dans un secteur très compétitif. En même temps c’est tellement un travail créatif, tu ne peux pas être stressé dans ce domaine-là ! Je suis super fier qu’on parvienne à créer un environnement de travail où les gens sont heureux, à l’aise. Ce n’est pas juste du travail. Les membres de l’équipe se développent comme professionnels et comme personnes aussi. Je suis content qu’on arrive à offrir ça aux membres de la coop. »

Un voeu pour la suite

Sans artifice, Alexis souhaite que l’équipe actuelle de la coopérative reste pour longtemps et que l’entreprise se transforme au rythme de ses membres. « On a trouvé une coop similaire à la nôtre, je crois au Royaume-Uni. Ça faisait 30 ans que ça existait et il n’y avait jamais eu un employé qui avait quitté, sauf pour prendre sa retraite. Je trouve que c’est vraiment un beau défi de créer une entreprise où les gens sont vraiment attachés. Je sens qu’on est stable, qu’on a une base solide et qu’on peut avancer. Ça a pris du temps avant d’arriver à ça. J’aimerais qu’on puisse garder ce noyau-là et trouver les bons membres pour que l’équipe ne grandisse pas juste en nombre, mais en connaissance et en talent. »

La volonté de transmettre

Pour Alexis, l’enseignement du design graphique au collégial est une façon de transmettre sa passion pour son domaine et de montrer qu’il y a d’autres possibilités. Il est convaincu qu’il y a de la place pour l’économie sociale dans le domaine du design graphique, que ce serait une façon de le mettre au défi et de l’améliorer. Au-delà de son secteur d’activité, il affirme que les nouveaux entrepreneurs-es auraient beaucoup à gagner à connaître le modèle coopératif ou associatif. « N’importe qui ayant un projet d’entreprise devrait prendre un petit 5 minutes pour appeler sa CDR ou un autre organisme pour leur en parler et se faire aider. Nous, on a cherché énormément, ça a pris du temps, mais on est super contents d’avoir trouvé le modèle coop. […] Je connais des entreprises qui, par leurs valeurs, pourraient ou devraient être une coop. C’est peut-être juste qu’ils n’ont jamais entendu parler de ce modèle-là, malheureusement. »

Avec des entreprises inspirantes et créatives (dans la forme et le contenu!) comme MamboMambo et des ambassadeurs aussi convaincants que peut l’être Alexis Gagné, les espoirs sont permis de croire que l’économie sociale sera mieux connue et adoptée par de nouvelles générations d’entrepreneurs-es.

Tirés du témoignage d’Alexis Gagné: que faut-il pour entreprendre en économie sociale?

Une idée et de la conviction

Ça prend une idée claire et il faut croire à son projet, sinon il ne sera pas possible de le vendre. Nous étions tellement convaincus que nous nous disions que ça ne se pouvait pas que ça ne fonctionne pas ! Alors on continuait et on travaillait fort.

Humilité et partage

Chez MamboMambo, on ne prend rien de façon personnelle. En fait, oui d’une certaine façon, parce que c’est un peu comme notre bébé ! On est comme une grande famille qui travaille ensemble à faire avancer le projet. On se fait challenger par les membres de la coop, mais c’est toujours dans le but d’amener l’entreprise plus loin pour qu’elle atteigne ses objectifs. C’est super le fun de savoir qu’on peut compter sur l’ensemble de l’équipe.

Écouter, une perte de temps?

La coop, ça force la communication dans l’équipe. […] Au final, prendre le temps d’écouter…c’est normal ! Il faut que l’équipe se parle pour garder l’entreprise dans la bonne direction. On fait l’exercice quand on est débordé. On s’arrête et on pense à ce qu’on pourrait améliorer. Je pense qu’il y a souvent des conflits qui explosent parce qu’il y a eu un manque de communication avant. C’est bête. Prendre une heure pour écouter l’équipe peut éviter bien des heures perdues !

Miser sur l’accompagnement dès les premières étapes

Il faut prendre le temps d’écouter ceux qui sont passés par les mêmes étapes. Il ne faut pas non plus sous-estimer tout ce qui est gestion et comptabilité. Dès le départ, il faut partir sur des bases solides. Il ne faut pas que tu penses que tu peux faire tout toi-même en fait. Pendant longtemps, chez Mambo, on a traîné ça. […] Aux premières étapes de croissance, on voyait l’entreprise grandir, mais on ne suivait plus nos objectifs ou notre mission réellement. Ainsi, aller chercher de l’accompagnement, par un mentor ou quelqu’un qui a de l’expérience dans le domaine, peut  être d’une grande aide pour garder le cap.

Patience et confiance

Si le recrutement est un bon défi pour toutes les entreprises, il l’est d’autant plus lorsqu’on accorde une aussi grande place aux valeurs incarnées par l’organisation. Après les cinq ans d’existence de MamboMambo, Alexis a la conviction que la coopérative peut le relever : je sais qu’on peut trouver les bonnes personnes qui ont la même vision que nous, mais d’un autre côté je sais que ce sera un peu plus difficile aussi. Quand tu trouves les bonnes personnes par contre, c’est vraiment gagnant !

 

 

Réno-Jouets : rencontre avec Annie Asselin

– Derrière chaque réussite entrepreneuriale se trouve de la créativité, des prises de décision, de l’audace. En économie sociale, il se trouve également un besoin d’agir collectivement. Par une série de portraits, le PôleCN vous présente des histoires d’entreprises d’économie sociale (EÉS) en mettant en lumière les parcours des entrepreneur·e·s qui les nourrissent par leurs expériences et leur vision de l’idée d’entreprendre ensemble.

Décidée et dédiée à la mission de son entreprise, Annie Asselin est fondatrice et directrice générale de Réno-Jouets. Depuis 14 ans, l’entreprise d’économie sociale a permis de détourner plus de 1,4 million de jouets des sites d’enfouissement. Une grande partie de ces jouets à qui on donne une nouvelle vie sont offerts gratuitement aux enfants défavorisés. Les autres sont vendus dans le magasin situé sur l’avenue Watt à Québec. Portrait d’une entrepreneure qui a vu dans les jouets abandonnés une opportunité d’affaires et une façon d’agir concrètement pour améliorer le monde qui l’entoure.

De l’idée à l’entreprise

Annie Asselin a travaillé de nombreuses années en restauration dans des postes de gérance. Si ce travail a été sa véritable école en gestion, elle a également réalisé des études universitaires en administration, projet qu’elle a poursuivi à distance alors qu’elle avait des enfants en bas âge. « Lorsque je me promenais avec mes enfants, je voyais des jouets jetés devant les maisons. Le lendemain, la moitié était partie, mais il y avait encore des jouets potentiels qui auraient pu être ramassés et qui ne l’étaient pas. » « Annie découvre ainsi qu’il y a une lacune au niveau de la récupération des jouets: si on apporte les vêtements qu’on ne veut plus dans les friperies, il n’y a pas de lieu précis où retourner les jouets usagés. Dans le cadre de son dernier cours universitaire, elle réalise la première ébauche du plan d’affaires de Réno-Jouets. Satisfaite du résultat et voyant un réel potentiel, Annie commence à entreposer des jouets usagés qu’on lui donne. Elle en accumule une quantité impressionnante en peu de temps et décide ainsi de lancer son entreprise.

Le projet d’affaires prend la forme d’une entreprise d’économie sociale, en l’enregistrant en tant qu’OBNL, suite à des rencontres avec des organismes d’accompagnement et des bailleurs de fonds. « Au départ, je voulais créer Réno-Jouets à mon compte. Je savais que j’allais réussir. Mais finalement, j’ai vu le modèle de l’économie sociale et j’ai constaté ses bienfaits. Je me suis dit que je voulais que l’entreprise perdure et qu’il y avait ce potentiel-là avec l’économie sociale. »

Dans les premières étapes, Annie connaît beaucoup d’embûches et doit cogner à de nombreuses portes avant d’obtenir les appuis nécessaires pour concrétiser son projet. La nouvelle entrepreneure est tenace et tourne la page rapidement sur les épreuves qu’elle doit affronter. C’est par des rencontres déterminantes, notamment celle avec monsieur Richard Coulombe de la famille Pepsi, que son idée entrepreneuriale devient réalité. Annie insiste sur l’importance en tant qu’entrepreneur·e de développer et entretenir son réseau de contacts: « lorsqu’on connaît, on ne peut pas déconnaître! Il ne faut pas rester chez soi! » Encore aujourd’hui, monsieur Coulombe est un allié du développement de l’entreprise en s’impliquant notamment à titre de président de la Fondation.

La croissance et ses défis

En 14 ans, à force d’essais et d’erreurs, de démarchage et de projets, Réno-Jouets a développé son expertise et sa réputation en revalorisation des jouets usagés. « Au début, les gens pensaient que le projet ne fonctionnerait pas, que les gens ne donneraient pas leurs jouets et qu’ils n’achèteraient pas des jouets usagés. Il ne faut pas oublier: il y a 14 ans, la récupération n’était pas à la mode. Les gens n’achetaient que des jouets neufs. C’était mal vu de donner des jouets usagés. »

Depuis, le contexte a bien changé, mais la mission de Réno-Jouets demeure la même. « On n’est pas des revendeurs. Notre mission première est encore de détourner des jouets des sites d’enfouissement, de leur donner une deuxième vie en les donnant à des enfants défavorisés. Nous en donnons encore 2 sur 3. Le magasin est intéressant pour ceux qui nous choisissent pour l’écologie ou qui veulent épargner de l’argent. Ce n’est pas des personnes défavorisées qui viennent au magasin, car à eux, nous leur donnons les jouets! »

Réno-Jouets m’apporte toujours autant. Bien sûr, on se décourage parfois, c’est pas évident! Ce qui m’encourage, ce sont nos projets, notre dépouillement de cadeaux de Noël avec des familles défavorisées par exemple.

Encore aujourd’hui, le modèle entrepreneurial de Réno-Jouets est unique au pays et dans le monde. Les dons en jouets que l’entreprise fait dépassent largement les limites de la région. La mission, les partenariats et les opportunités de l’organisation ont explosé au cours des deux dernières années. Ces possibilités apportent leur lot de défis et les administrateurs ont accepté de s’impliquer en prenant part à des comités. Les 16 membres des conseils d’administration de Réno-Jouets et de sa fondation proviennent du milieu des affaires régional. Ils apportent une grande expertise à l’organisation: « Avec leur aide, on peut aller plus loin, on peut grandir. On construit des liens et des partenariats, notamment avec le souper-bénéfice annuel. »

Miser sur les forces de l’entreprise privée et les avantages de l’économie sociale

La beauté de Réno-Jouets, c’est que tout le monde fait de l’argent parce que ça appartient à tout le monde: c’est un OBNL.

La gestion de Réno-Jouets par Annie Asselin a de quoi inspirer plus d’un gestionnaire en économie sociale. Bien enracinée dans le modèle économique propre à sa forme juridique, elle n’hésite pas à s’inspirer des méthodes de gestion des entreprises privées, au bénéfice de sa mission. « Je suis à but non lucratif, mais j’ai le droit de faire de l’argent. J’ai toujours géré en économie libérale, mais avec l’avantage de l’économie sociale. Je peux aller chercher des partenaires que je ne pourrais pas obtenir en étant constitué en entreprise libérale. Ces partenaires vont m’aider en sachant que ça va rester dans la communauté, que ça va à des enfants, que ça ne servira pas à enrichir Annie Asselin: c’est pour enrichir tout le monde. »

Et la suite?

Avec une entreprise florissante comme Réno-Jouets, Annie Asselin est d’avis qu’il est désormais important de solidifier les bases, de pérenniser les activités. Cela pourrait notamment se faire par l’acquisition et la relocalisation dans une nouvelle bâtisse. Avec toute la ténacité qu’elle a faite preuve au fil des années, gageons qu’Annie Asselin parviendra à ses fins, entourée de la solide équipe d’employés et de bénévoles qu’elle a su rassembler!

Trois conseils de gestion tirés du témoignage d’Annie Asselin

Miser sur soi et sur les revenus autonomes

Il faut ne pas se fier sur les autres. Oui, prendre des subventions au démarrage, mais il faut rapidement s’organiser pour être autonome en tant qu’entreprise.

S’adapter

En économie sociale, il faut que tu sois capable d’accepter que tu aies plusieurs personnes impliquées qui vont argumenter avec toi. Il faut que tu vendes tes idées et que tu sois capable de mettre de l’eau dans ton vin. Je trouve que c’est un bel aspect parce que ça te ramène toujours à te poser des questions. Quand je décide de faire un projet, je vais chercher les personnes dont j’ai besoin. Et là, je le sais, ils vont péter ma balloune, mais c’est correct, parce qu’on va en faire une autre ensemble. L’idée est encore là.

Savoir s’entourer

Si j’avais un seul conseil à donner: assure-toi de t’entourer de gens avec lesquels tu as envie de travailler, que tu vas respecter. Il faut qu’eux aussi te respectent. Je suis la directrice, mais sans mon équipe et mes bénévoles, Réno-Jouets ne serait pas là. 

 

 

Centre de santé de Sainte-Brigitte-de-Laval : rencontre avec Véronique Loubier

– Derrière chaque réussite entrepreneuriale se trouve de la créativité, des prises de décision, de l’audace. En économie sociale, il se trouve également un besoin d’agir collectivement. Par une série de portraits, le PôleCN vous présente des histoires d’entreprises d’économie sociale (EÉS) en mettant en lumière les parcours des entrepreneur·e·s qui les nourrissent par leurs expériences et leur vision de l’idée d’entreprendre ensemble.

Le Centre de santé de Sainte-Brigitte-de-Laval a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois ! Lancement d’un service novateur de télémédecine puis du projet de revue « Le bonheur est simple », la coopérative de solidarité ne cesse de se réinventer, au gré des besoins exprimés par sa communauté d’appartenance. Le PôleCN a eu la chance de rencontrer la directrice générale de l’organisation, Véronique Loubier, dans les installations du centre de santé collectif. Portrait d’une gestionnaire « de terrain » résolument dédiée à la mission de son organisation.

D’organisatrice communautaire à gestionnaire : un bagage et des expertises qui se complémentent

Issue d’une famille élargie nombreuse et impliquée dès son tout jeune âge dans divers projets, Véronique Loubier est nourrie par ces expériences collectives : « Ça m’allumait ! Je suis une fille qui a besoin de cette énergie issue de la collectivité, cette idée de travail d’équipe, de créer ensemble. C’est donc du plus longtemps que je me souvienne que ça fait partie de moi, de ma personnalité. Ça s’est développé avec les expériences de vie et professionnelles encore plus, mais il y avait quand même cette fibre-là, de se dire ça n’a pas d’allure cette situation, ça n’existe pas, bien faisons-le ! »

Véronique fait carrière en intervention sociale, puis en développement, et s’établit, en 2009, à Sainte-Brigitte-de-Laval avec sa famille. « En tant que jeune maman, j’ai moi-même vécu les conséquences du manque de services de santé sur le territoire, tout comme les gens qui m’entourent. » C’est également par son travail dans la région qu’elle constate des lacunes importantes en santé et services sociaux pour sa propre municipalité : « dès mon arrivée, je me disais qu’un jour, j’allais faire quelque chose pour Sainte-Brigitte. C’était clair, net et précis. »

Se doter de services en santé là où il n’y en a pas

Comme toute entreprise d’économie sociale, le Centre de santé de Sainte-Brigitte-de-Laval est né d’un besoin ressenti et identifié par la communauté, soit d’un manque en matière de soins et de promotion de la santé à proximité. La municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval a vu sa population doubler en moins d’une décennie, elle représente aujourd’hui la deuxième plus jeune ville du Québec.

Dès les premières consultations publiques concernant le projet de centre de santé, Véronique reconnaît cet esprit d’entraide et cette mobilisation citoyenne qui la fait autant vibrer. « C’est important quand on veut s’impliquer d’aller voir et d’oser ! On doit sentir que le noyau avec lequel on travaille peut aller loin. Je regardais le projet et je me suis dit : oui, ce sont des gens avec lesquels je me vois évoluer. Je pense qu’on a ce qu’il faut pour mener à terme cette grande aventure. » Véronique s’implique donc dès la création d’un comité officiel provisoire. Moins de deux ans après la première rencontre citoyenne, le Centre de santé de Sainte-Brigitte-de-Laval, constituée en coopérative de solidarité, ouvre ses portes en janvier 2017 avec Véronique à sa direction.

Centre de santé Sainte-Brigitte-de-Laval

La nouvelle gestionnaire avait tout de même complété un baccalauréat et un certificat en gestion des organismes de la santé, avant de se lancer dans ce grand défi qu’est la direction générale d’une coopérative de santé en émergence. Par contre, elle ne croit pas que ce sont ces notions académiques qui ont façonné le type de gestionnaire qu’elle est devenue : « c’est une question de personnalité, d’instinct et d’approche, bien plus que tous les outils du monde que tu peux utiliser. La gestion, c’est écouter, déléguer, analyser, agir et interagir de manière constructive et bienveillante. C’est aussi simple que ça ! Ça ne demande pas un million de connaissances, mais beaucoup de persévérance. Ça demande d’être capable d’analyser rapidement, de voir ou de devancer les problèmes avant qu’ils arrivent et de mobiliser ton monde pour faire sortir le meilleur de chaque personne. C’est très collé sur le travail social ou sur l’organisation communautaire quand tu regardes ça ! »

Je pense qu’un directeur qui a fait du terrain ou qui fait du terrain est un meilleur directeur. C’est quand on oublie et qu’on s’éloigne de la base qu’on prend des mauvaises décisions.

En mode collectif : force résiliente et créatrice

Gestion du stress et confiance durant les périodes sombres, un-e gestionnaire d’entreprise doit faire preuve de résilience pour affronter les différentes situations qui se présenteront à lui ou à elle. Si personne n’est à l’abri de l’épuisement ou du découragement, le partage des risques au sein d’un groupe peut faire la différence. Pour Véronique, ce passage de flambeau est possible avec son équipe et son conseil d’administration : « Chez nous, on a un c.a. très impliqué, étant à nos premières années de vie. Je ne pourrais pas faire mon travail sans eux, ce sont des éléments très importants. Chacun donne son maximum. Quand un est fatigué, tout le monde prend le relais. Dans le fond, c’est une énergie qui circule. On prend les coups durs et les bons coups ensemble. »

Si la gouvernance démocratique et collective est un élément distinctif des entreprises d’économie sociale, Véronique voit aussi en cette forme d’entrepreneuriat un caractère innovant et créatif : « On a les mêmes défis que les entreprises privées. On veut tous être rentables comme entreprise. Par contre, les coopératives et les OBNL sont vraiment un terreau fertile pour faire les choses différemment. On innove davantage et on prend plus de risques parce qu’il est partagé collectivement. On peut aller plus près des besoins lorsqu’on est en économie sociale. On a les outils, une structure flexible et la base assez solide pour le faire. »

Des soins humains, plein de sens

Ce caractère novateur prend tout son sens pour le Centre de santé qui évolue dans un secteur d’activité longtemps occupé uniquement par des institutions publiques et privées. La coopérative comble des besoins non répondus par les autres parts : « c’est ça la beauté, on a une plus grande marge de manœuvre action-réaction. On est collé sur la base, sur notre communauté. Je dis aux gens de ne pas hésiter à nous demander quoi que ce soit. On fait le tour de la question et si on trouve que c’est une bonne idée on va l’essayer c’est sûr. »

Pour Véronique Loubier, le Centre de santé Sainte-Brigitte-de-Laval permet de se reconnecter avec le véritable sens des soins de santé : une approche de proximité mettant le patient au cœur des actions. Avec les nombreux projets et défis qui attendent le centre, elle espère que perdurera l’énergie positive qui circule entre les membres de son équipe, le conseil d’administration et la clientèle. Tous nos vœux de prospérité au Centre de santé, à sa gestionnaire et à la population qu’il dessert !

 

 

*Crédit pour la photo de Véronique Loubier: Manon Dumas

Mythes et réalités à l’égard des entreprises d’économie sociale

À lire et à partager!

L’agence de courtage en économie sociale a officiellement été lancée le 3 décembre dernier. Le projet de commercialisation des entreprises d’économie sociale (EÉS) auprès des grands acheteurs institutionnels et des entreprises arrive juste à point, dans un contexte où les organisations (tout comme les individus) cherchent à faire des choix de consommation responsables et durables.

Si certains ne savent pas du tout ce que sont les EÉS (pour eux, on recommande de regarder cela et de lire ceci), d’autres ont parfois quelques idées préconçues à leur égard qui sont à défaire. On fait le point ici.

Mythe: « Les entreprises d’économie sociale sont des organisations de petite taille. Elles ne pourraient pas suffire à ma demande en approvisionnement. »

Voilà une perception fausse!

  • L’entreprise d’économie sociale n’est pas, par définition, petite! Après tout, Desjardins, la TOHU et Mountain Equipment Coop sont des entreprises d’économie sociale!
  • Ce qui définit une entreprise d’économie sociale, c’est principalement sa forme de propriété collective (OBNL, coopérative ou mutuelle), ou encore la redistribution de ses profits dans sa mission sociale.
  • Les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches comptent des entreprises d’économie sociale (EÉS) de toutes tailles (d’un à plusieurs milliers d’employés) oeuvrant dans tous les secteurs d’activité. On y chiffre 1200 EÉS offrant 18 000 emplois et ayant au total 3,3 milliards de dollars en chiffre d’affaires.
Ce sont des entreprises d’économie sociale, le saviez-vous?!
La microbrasserie les Grands Bois : en plus de vendre de savoureuses bières, la microbrasserie est une coopérative de travailleurs, apportant ainsi du travail à plusieurs résidents de St-Casimir dans la région de Portneuf.
Le Monastère des Augustines: havre patrimonial de culture et de bien-être, l’organisme à but non lucratif regroupe un service de restauration, d’hôtellerie, de location de salles, en plus d’une riche programmation d’activité.
Nettoie-prêt: la coopérative oeuvrant dans le domaine de l’entretien ménager et de l’hygiène en milieu de travail a favorisé l’intégration de nombreux immigrants de la région de Québec.
Cire-Constance : l’entreprise d’insertion est reconnue comme le plus important fabricant de bougies au Québec. En plus de cette offre aux grandes entreprises, l’organisation a développé des services d’ébénisterie et de buanderie commerciale.
Acheter économie sociale, c’est encourager des entreprises qui font de leurs actions et de leur profit des outils de développement de nos collectivités! <3

Mythe: « Les entreprises d’économie sociale répondent à des besoins sociaux, mais ne sont pas concurrentielles »

Au contraire!

  • Bien lire ici -> une entreprise d’économie sociale, c’est une entreprise. Elle vend des biens ou des services et vise la rentabilité économique. Le profit généré par ses activités sert à réaliser sa mission sociale, le coeur de son existence.
  • Il ne s’agit pas de faire acte de philanthropie que de faire affaire avec les EÉS. Celles-ci fournissent des biens et services à qualité égale ou supérieure aux entreprises privées, mais avec une plus-value sociale. C’est un peu comme avoir le beurre et l’argent du beurre!
  • Empreintes d’humanité, elles sont également sensibles aux besoins de leur clientèle. Leurs services peuvent possiblement mieux s’adapter à vos contraintes et demandes.
  • L’entreprise d’économie sociale est née d’un besoin exprimé par sa communauté d’appartenance. Comme elle est constituée et supportée par un groupe de personnes, sa durée d’existence est d’ordre général plus longue qu’une entreprise privée. Ainsi, faire affaire avec une entreprise d’économie sociale, c’est une relation sur le long terme! Qui dit mieux?!

Réalité: « Les entreprises d’économie sociale : une réponse à la pénurie de main-d’oeuvre »

Ah oui?!

  • Dans le contexte actuel où les ressources humaines sont limitées, toutes les entreprises doivent user de créativité et d’adaptation pour parvenir à remplir leurs mandats.
  • Parmi les entreprises d’économie sociale, on compte les entreprises d’insertion et les entreprises adaptées.

« Les entreprises d’insertion permettent à des personnes d’acquérir une expérience de travail tout en recevant un encadrement soutenu et une formation adaptée pendant une période d’environ six mois. À la suite de cette expérience, elles sont préparées à occuper un autre emploi ou à retourner aux études. […] Pour leur part, les entreprises adaptées ajustent leurs équipements et leurs méthodes de travail de façon à pouvoir embaucher des personnes ayant une limitation physique, intellectuelle ou en santé mentale. » (Source: Guide de référence sur l’économie sociale, Chantier de l’économie sociale)

  • De nombreuses entreprises privées font affaire avec les entreprises d’insertion et les entreprises adaptées pour de la sous-traitance ou plus largement pour remplir des mandats qu’ils n’ont plus, ainsi, à assumer à l’interne.
  • Et si cette éventualité de relation d’affaires pouvait s’élargir à l’ensemble de l’offre de biens et services des entreprises d’économie sociale? Une alternative à envisager en situation de rareté de main-d’oeuvre!
Entreprises d’insertion dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches:
Atelier Cire-Constance 
Pignon bleu
Le Piolet
Recyclage Vanier
Travail Jeunesse
Vélo vert
Entreprises adaptées dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches:
ARTB
Atelier du Martin-Pêcheur
Atelier Signes d’Espoir
BFCO
Cétal
Formaca
Groupe AFFI logistique
Groupe Aptas
Groupe TAQ
Hichaud
Horisol 
Récupération Frontenac
Société Via

Vous en savez plus sur les entreprises d’économie sociale suite à la lecture de cet article? Pourquoi ne pas le partager dans vos réseaux?!

Pour plus d’information sur l’agence de courtage en économie sociale

Une deuxième cohorte du parcours “Transition écologique” débutera en février 2019!

Plus que jamais, les entreprises sont appelées à réviser leurs politiques et actions afin qu’elles soient plus responsables. Les entreprises d’économie sociale (EÉS) ont généralement une longueur d’avance sur les entreprises privées en ce qui a trait à la mise en application des principes du développement durable. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont parfois requis pour structurer, améliorer, ou mettre en lumière ce qu’ils font déjà.

Transition écologique est un parcours de formation permettant aux EÉS de revoir leurs pratiques en matière de développement durable à l’aide de visites d’entreprises, d’ateliers de groupe et d’un accompagnement personnalisé.

Le PôleCN est heureux de s’associer à Québec’ERE et à la Coopérative funéraire des Deux Rives pour lancer la 2e cohorte du parcours Transition écologique à l’hiver 2019!

Entre février et juin 2019, le parcours comprendra :

  • 2 heures d’accompagnement individuel avec Québec’ERE
  • 3 visites guidées d’entreprises ayant réalisé une planification environnementale exemplaire
  • 3 ateliers de groupe portant sur les sujets suivants :
    • le développement durable, la politique et le plan d’action;
    • la gestion des matières résiduelles et l’organisation d’événements écoresponsables;
    • les communications internes et externes.

Coût du parcours :

Membre régulier du PôleCN : 150 $
Non-membre régulier du PôleCN : 200 $

Première rencontre de la cohorte:

Date : 11 février 2019
Heure : 13 h 30 à 16 h 30
Lieu de la visite et de l’atelier : Coopérative funéraire des Deux Rives (1420 Boulevard Wilfrid-Hamel, Québec, G1N 3Y6)
Thème de l’atelier : le développement durable, la politique et le plan d’action

 

Inscription par courriel
Faites vite, les places sont limitées!

 

De septembre 2017 à février 2018, une première cohorte de 9 entreprises a suivi le parcours. Apprenez-en plus sur Transition écologique en lisant ces trois billets de blogue :

Une première cohorte d’entreprises en formation
Les rencontres de la cohorte : des lieux inspirants et des discussions porteuses
Le témoignage de deux entreprises participantes

 

Le PôleCN tient à remercier la Coopérative funéraire des Deux Rives, ambassadrice de la 2e cohorte du parcours Transition écologique.

Communiqué de presse – L’agence de courtage en économie sociale: une opportunité d’affaires partagée!

Québec, le 3 décembre 2018 – Un nouveau projet de commercialisation a été lancé ce 3 décembre pour les entreprises d’économie sociale (EÉS) des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. L’agence de courtage en économie sociale vise à faire le lien entre l’offre en biens et services des EÉS et les besoins des grands acheteurs institutionnels et des entreprises. Cette phase 1 de l’agence de courtage en économie sociale est possible grâce au soutien financier du Mouvement Desjardins, par le biais du Fonds de 100 M$, un fonds visant à soutenir les projets socio-économiques ayant des retombées durables pour les communautés.

Alors que la responsabilité sociale des entreprises prend de plus en plus d’importance dans les processus de prise de décision des organisations, l’achat auprès de fournisseurs issus de l’économie sociale est une option avantageuse et stratégique que l’agence de courtage permettra de mettre en lumière.

Qu’est-ce que l’économie sociale?
L’économie sociale comprend toutes les activités économiques menées par des organismes à but non lucratif, des coopératives et des mutuelles en conformité avec certains principes. Les EÉS vendent ou échangent des biens et services tout en contribuant à l’amélioration du bien-être de ses membres ou de la collectivité et à la création d’emplois durables et de qualité. Elles sont présentes dans tous les secteurs d’activité.

L’approvisionnement responsable: concrétiser ses valeurs en matière de développement durable
Ainsi, acheter auprès d’une EÉS, c’est soutenir un modèle économique démocratique qui priorise la réponse aux besoins de la collectivité plutôt que l’accumulation de profit. C’est de faire de son approvisionnement un outil de développement durable. Qui plus est, l’offre de services des EÉS n’a rien à envier aux entreprises privées. Elles sont par contre souvent méconnues d’une part importante du marché des grands acheteurs institutionnels et des entreprises, faute de représentants commerciaux ou d’expertise en vente au sein de leurs équipes. L’agence de courtage permettra de mutualiser une ressource professionnelle en vente représentant les EÉS auprès de nouveaux marchés.

L’agence de courtage est en marche, grâce au soutien financier du Mouvement Desjardins
La première phase du projet d’agence de courtage a pour but de chiffrer le potentiel du marché des acheteurs institutionnels et des entreprises pour les EÉS et de rencontrer celles-ci afin de connaître en détail leur offre de service, valider leur intérêt et leur capacité à développer ce marché. Au cours de cette première étape de l’agence, des acheteurs potentiels seront également rencontrés pour leur offrir un service d’analyse de leurs achats et l’opportunité de signer une déclaration d’engagement. Un accompagnement leur sera proposé pour adapter leur politique d’achat en ajoutant des clauses concernant les EÉS.

Les grands acheteurs institutionnels et les entreprises intéressés à en savoir plus sur l’agence de courtage en économie sociale sont invités à visiter la page Web de l’agence, à contacter le Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale ou la Table régionale d’économie sociale Chaudière-Appalaches.

Il est également possible de visionner la conférence de presse de lancement de l’agence de courtage en économie sociale en visitant la page Facebook du PôleCN.

À propos du Fonds de 100 M$ du Mouvement Desjardins
Le Mouvement Desjardins, plus grand groupe coopératif financier au Canada, a annoncé en novembre 2016 la création d’un Fonds de 100 M$, étalé sur trois ans, pour l’ensemble du Québec et l’Ontario. Son objectif est de soutenir et de faire rayonner, entre autres, des initiatives et des projets en lien avec la mission socioéconomique du Mouvement Desjardins, soit l’entrepreneuriat, l’éducation, la responsabilité sociale, le développement durable et la prise en charge des milieux par les personnes.

À propos du Mouvement Desjardins
Le Mouvement Desjardins est le premier groupe financier coopératif au Canada et le cinquième au monde, avec un actif de 295,3 milliards de dollars. Pour répondre aux besoins diversifiés de ses membres et de ses clients, particuliers comme entreprises, sa gamme complète de produits et de services est offerte par son vaste réseau de points de service, ses plateformes virtuelles et ses filiales présentes à l’échelle canadienne. Figurant parmi les institutions bancaires les plus solides au monde selon le magazine The Banker, Desjardins affiche des ratios de capital et des cotes de crédit parmi les meilleurs de l’industrie.

À propos du PôleCN et de la TRÉSCA
Présents sur tout le territoire québécois, les pôles régionaux d’économie sociale sont des regroupements d’entreprises et d’acteurs de soutien voués à maximiser la contribution de l’économie sociale au développement des territoires. Ils assurent la réalisation d’actions de soutien au développement entrepreneurial à partir des besoins des entreprises et selon les mandats respectifs de leurs partenaires. Pour plus d’information : polecn.org et tresca.ca

 

Sur la photo, de gauche à droite:

  • M. Félix Bussières, directeur général du Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale ;
  • M. Marc Villeneuve, vice-président Services membres et clients pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches – Desjardins ;
  • Mme Noémie Gravel-Denis, conseillère principale à la commercialisation pour l’agence de courtage en économie sociale ;
  • Mme Céline Bernier, directrice générale de la Table régionale d’économie sociale Chaudière-Appalaches ;
  • M. Mario Forgues, directeur corporatif approvisionnements & partenariats externes chez Teknion ;
  • M. Garry Lavoie de la Coopérative funéraire des Deux Rives.

 

 

Notre politique en matière de parité et de diversité : le pourquoi et le comment

Pour être en cohérence avec ses valeurs et réaliser ses objectifs, il faut bien souvent se donner les outils pour y parvenir. Le Pôle des entreprises d’économie sociale de la Capitale-Nationale (PôleCN) est fier de présenter sa politique en matière de parité et de diversité, le fruit d’un travail de réflexion et d’analyse mené par les membres du conseil d’administration et son équipe permanente. Il est maintenant venu le temps de partager cette expérience aux entreprises d’économie sociale désireuse de se pourvoir d’un tel outil.

Les membres du PôleCN à l’origine du projet
« Pour une question de représentativité, les membres du PôleCN ont demandé en assemblée générale annuelle qu’une coprésidence soit élue plutôt qu’une présidence et qu’elle soit composée des deux principales formes juridiques d’entreprises d’économie sociale (EÉS), la coopérative et l’organisme à but non lucratif. Dans un deuxième temps, la question de la parité a été abordée et débattue en assemblée. Suite à ces échanges avec les membres, le conseil d’administration s’est engagé à développer une politique en matière de parité et de diversité », affirme Félix Bussières, directeur général du PôleCN.

En effet, si la parité et la diversité organisationnelle étaient dorénavant établies dans la nomination des deux coprésidences, la volonté était d’étendre cette considération à l’ensemble de sa gouvernance.

De nombreuses organisations ont déjà emboîté le pas ou souhaitent le faire pour tendre vers des instances paritaires. L’originalité de la politique du PôleCN se trouve dans sa définition du concept de diversité. « Bien que généralement, la définition du terme repose sur les caractéristiques individuelles des personnes, nous avons eu une volonté claire de notre conseil d’administration d’étendre la diversité au niveau de leurs compétences professionnelles et des EÉS qu’elles représentent. »

L’élaboration de la politique
Pour entamer et mener à terme ce projet, le PôleCN s’est entouré de la YWCA (avec son programme sur les organisations paritaires) et d’un comité sur la parité et la diversité composé de deux membres du conseil d’administration et de la direction générale. « La première étape a été de faire un bilan de la composition actuelle du conseil d’administration : caractéristiques personnelles des individus, caractéristiques des EÉS qu’ils représentent et compilation de leurs compétences. » Le travail s’est fait à partir d’une grille d’analyse nommée matrice de compétences, où chaque membre du conseil d’administration a rempli sa section.

« À partir de là, on peut sortir des statistiques, identifier ce sur quoi il faut vraiment bouger. Le comité a pu se donner des cibles à atteindre sur les différents aspects », explique Félix Bussières. La matrice des compétences et l’identification de cibles diffèrent d’une entreprise à l’autre. « Pour nous, l’aspect territorial est très important. On veut aussi aller chercher des compétences spécifiques dans certains domaines. Tout cela est variable. »

Certes, cette grille est évolutive et appelée à être revue lors de tout changement dans la composition du conseil d’administration. L’objectif est de s’améliorer et de procéder par étape, car toutes les cibles ne peuvent être atteintes à court terme. La politique permet d’engager l’organisation dans ce processus, de se donner les moyens et les stratégies afin d’atteindre ces cibles.

Partager l’expérience aux EÉS de la région
Pour Aina Rakotoarinivo, directeur général du Fonds d’emprunt de Québec et coprésident du PôleCN, l’organisation se devait d’être un modèle pour les autres étant donné son rôle de regroupement. « Maintenant l’idée c’est d’en parler autour de nous. Les membres doivent d’abord connaître l’existence de cette politique. Ils doivent voir aussi que c’est faisable et que ce n’est pas si compliqué que ça. »

« On veut mettre notre expérience à profit et fournir nos outils », ajoute Félix Bussières. « La politique est disponible. Si les EÉS communiquent avec nous, on peut leur montrer un exemple de matrice de compétences et leur expliquer comment la réaliser. C’est par là qu’il faut commencer. »

Et pourquoi les EÉS devraient-elles se doter d’une telle politique?
« Cela amène une certaine représentativité des idées », affirme Aina Rakotoarinivo. « Plus il y a une diversité d’idées, plus on peut aller loin ou aller dans des directions qu’on n’aurait jamais pensé auparavant. Une autre dynamique s’installe dans les discussions et cela enrichit non seulement le conseil d’administration, mais aussi les décisions qui y sont prises. »

La réponse de Félix Bussières à cette question est également pleine de conviction : « On veut diversifier nos réseaux et nos connaissances, confronter nos idées. Il y a des stratégies qui existent pour recruter des administrateurs·trices à l’extérieur de nos réseaux habituels. En ayant différentes perspectives autour de la table, on arrive à trouver des solutions innovantes à nos questionnements. »

Doter notre organisation d’une intelligence collective. Voilà le résultat qui est visé par l’élaboration d’une politique en matière de parité et de diversité. En économie sociale, nul besoin de dire qu’on aime bien ça!

Contactez-nous pour plus d’information

Notre politique de développement durable : le pourquoi et le comment

Le PôleCN a présenté sa politique de développement durable (DD) lors de sa dernière assemblée générale annuelle tenue le 5 juin dernier. Au-delà d’être une affirmation claire de son engagement à améliorer ses pratiques environnementales, économiques et sociales, l’organisation veut faire rayonner ses actions auprès de ses membres pour qu’ils emboîtent le pas.

Pourquoi?
« Cette préoccupation pour le DD des entreprises d’économie sociale (EÉS) vient de nos projets sur la commercialisation et le développement des affaires », affirme Félix Bussières, directeur général du PôleCN. « En approchant les acheteurs institutionnels pour qu’ils fassent affaire avec les EÉS, on s’est rendu compte que les politiques d’achat responsable représentaient les voies qui leur permettraient d’entrer comme fournisseurs. Dans ces politiques, l’accent est beaucoup mis sur l’environnement, l’une des trois dimensions du DD. Pour bien se positionner auprès des grands acheteurs, il faut que les EÉS arrivent à démontrer leur savoir-faire au niveau des trois dimensions du DD. Il faut aussi être en mesure de le communiquer. »

Pour le PôleCN lui-même, l’idée de se doter d’une politique DD est venue par le biais de son projet Transition écologique, un programme de formation et d’accompagnement en DD destinée aux EÉS. À la fois organisateur et participant de la première cohorte, le PôleCN s’est mis en action pour structurer ses pratiques durables, notamment au niveau de l’organisation d’événement.

Comment?
Comme toutes les autres entreprises ayant fait partie du programme Transition écologique, le PôleCN a été accompagné par Québec’ERE pour l’élaboration de sa politique DD. Un tel accompagnement par un organisme spécialisé permet de poser un regard neuf sur ses pratiques actuelles et sur celles vers lesquelles tendre. L’exercice est simplifié et d’autant plus enrichissant.

C’est justement par un relevé des actions durables qui sont déjà réalisées par le PôleCN que le travail a débuté. Puis, en établissant ses engagements organisationnels, la politique DD se concrétise plus simplement qu’on ne pourrait le penser. On en vient vite à constater toute l’importance du plan d’action, actualisé sur une base régulière, dans lequel seront identifiées les pratiques de l’organisation à améliorer. Le tout se dresse en cohérence avec les engagements et dans un rythme adaptée à la réalité de l’organisation.

Ainsi, la politique devient la base sur laquelle reposent toutes les actions mises en place par l’entreprise. Garry Lavoie, vice-président du PôleCN, a participé à l’élaboration et au déploiement de la politique DD de son organisation, la Coopérative funéraire des Deux Rives : « très souvent, les gens commencent à l’envers, en faisant des petits gestes ici et là. Il faut s’organiser et avoir une cohérence dans ce qu’on fait. À partir du moment où il y a une politique, il est davantage possible de mobiliser les gens, car ils savent où on s’en va. »

Prendre part à la transition écologique
Alors que le PôleCN entame sa première année avec sa politique et son plan d’action en DD, un de ses principaux engagements est de faire connaître la démarche et sa simplicité. En offrant aux EÉS de s’inspirer de sa propre politique et de se référer à eux pour avoir plus d’information, le PôleCN espère créer un mouvement parmi ses membres.

« On fait l’hypothèse que les EÉS ont une sensibilité par rapport à l’environnement et qu’elles prendront part au mouvement d’abord pour la cause, alors que des entreprises privées pourraient le faire uniquement s’ils y voient un avantage économique», admet Félix Bussières. Cet avantage économique est néanmoins bien réel et se manifeste généralement par une réduction des coûts ou par un positionnement avantageux au niveau marketing. Deux entreprises participantes de la première cohorte du programme Transition écologique ont rapidement reconnu ces avantages. (Pour en savoir plus, lire cet article.)

Selon Garry Lavoie : « La principale réticence que les entreprises ont, c’est la charge de travail supplémentaire. Le défi est de démystifier et de démontrer tous les avantages. Ensuite, dans la stratégie du tout début, au moment d’établir les plans, il faut qu’ils soient petits. Que 2-3 petits objectifs à atteindre pour implanter la culture de l’entreprise durant la première année. »

Le PôleCN se met en marche. Soyez à l’affût : nous vous tiendrons au courant de nos premiers petits pas et nous espérons également être témoins des vôtres!

Vous êtes une entreprise d’économie sociale et vous êtes intéressées à améliorer vos pratiques durables? Une deuxième cohorte du programme de formation Transition écologique sera lancée en 2018-19. Contactez-nous pour plus d’information!

Sur la photo, au début de cet article
Le 5 juin dernier, Barbara Genest, directrice générale de Québec’ERE, a remis une attestation au PôleCN pour son engagement en développement durable. Et ce n’est qu’un début. 🙂