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Une deuxième cohorte du parcours “Transition écologique” débutera en février 2019!

Plus que jamais, les entreprises sont appelées à réviser leurs politiques et actions afin qu’elles soient plus responsables. Les entreprises d’économie sociale (EÉS) ont généralement une longueur d’avance sur les entreprises privées en ce qui a trait à la mise en application des principes du développement durable. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont parfois requis pour structurer, améliorer, ou mettre en lumière ce qu’ils font déjà.

Transition écologique est un parcours de formation permettant aux EÉS de revoir leurs pratiques en matière de développement durable à l’aide de visites d’entreprises, d’ateliers de groupe et d’un accompagnement personnalisé.

Le PôleCN est heureux de s’associer à Québec’ERE et à la Coopérative funéraire des Deux Rives pour lancer la 2e cohorte du parcours Transition écologique à l’hiver 2019!

Entre février et juin 2019, le parcours comprendra :

  • 2 heures d’accompagnement individuelles avec Québec’ERE
  • 3 visites guidées d’entreprises ayant réalisé une planification environnementale exemplaire
  • 3 ateliers de groupe portant sur les sujets suivants :
    • le développement durable, la politique et le plan d’action;
    • la gestion des matières résiduelles et l’organisation d’événements écoresponsables;
    • les communications internes et externes.

Coût du parcours :

Membre régulier du PôleCN : 150 $
Non-membre régulier du PôleCN : 200 $

Première rencontre de la cohorte:

Date : 11 février 2019
Heure : 13 h 30 à 16 h 30
Lieu de la visite et de l’atelier : Coopérative funéraire des Deux Rives (1420 Boulevard Wilfrid-Hamel, Québec, G1N 3Y6)
Thème de l’atelier : le développement durable, la politique et le plan d’action

 

Inscription
Faites vite, les places sont limitées!

 

De septembre 2017 à février 2018, une première cohorte de 9 entreprises a suivi le parcours. Apprenez-en plus sur Transition écologique en lisant ces trois billets de blogue :

Une première cohorte d’entreprises en formation
Les rencontres de la cohorte : des lieux inspirants et des discussions porteuses
Le témoignage de deux entreprises participantes

 

Le PôleCN tient à remercier la Coopérative funéraire des Deux Rives, ambassadrice de la 2e cohorte du parcours Transition écologique.

Communiqué de presse – L’agence de courtage en économie sociale: une opportunité d’affaires partagée!

Québec, le 3 décembre 2018 – Un nouveau projet de commercialisation a été lancé ce 3 décembre pour les entreprises d’économie sociale (EÉS) des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. L’agence de courtage en économie sociale vise à faire le lien entre l’offre en biens et services des EÉS et les besoins des grands acheteurs institutionnels et des entreprises. Cette phase 1 de l’agence de courtage en économie sociale est possible grâce au soutien financier du Mouvement Desjardins, par le biais du Fonds de 100 M$, un fonds visant à soutenir les projets socio-économiques ayant des retombées durables pour les communautés.

Alors que la responsabilité sociale des entreprises prend de plus en plus d’importance dans les processus de prise de décision des organisations, l’achat auprès de fournisseurs issus de l’économie sociale est une option avantageuse et stratégique que l’agence de courtage permettra de mettre en lumière.

Qu’est-ce que l’économie sociale?
L’économie sociale comprend toutes les activités économiques menées par des organismes à but non lucratif, des coopératives et des mutuelles en conformité avec certains principes. Les EÉS vendent ou échangent des biens et services tout en contribuant à l’amélioration du bien-être de ses membres ou de la collectivité et à la création d’emplois durables et de qualité. Elles sont présentes dans tous les secteurs d’activité.

L’approvisionnement responsable: concrétiser ses valeurs en matière de développement durable
Ainsi, acheter auprès d’une EÉS, c’est soutenir un modèle économique démocratique qui priorise la réponse aux besoins de la collectivité plutôt que l’accumulation de profit. C’est de faire de son approvisionnement un outil de développement durable. Qui plus est, l’offre de services des EÉS n’a rien à envier aux entreprises privées. Elles sont par contre souvent méconnues d’une part importante du marché des grands acheteurs institutionnels et des entreprises, faute de représentants commerciaux ou d’expertise en vente au sein de leurs équipes. L’agence de courtage permettra de mutualiser une ressource professionnelle en vente représentant les EÉS auprès de nouveaux marchés.

L’agence de courtage est en marche, grâce au soutien financier du Mouvement Desjardins
La première phase du projet d’agence de courtage a pour but de chiffrer le potentiel du marché des acheteurs institutionnels et des entreprises pour les EÉS et de rencontrer celles-ci afin de connaître en détail leur offre de service, valider leur intérêt et leur capacité à développer ce marché. Au cours de cette première étape de l’agence, des acheteurs potentiels seront également rencontrés pour leur offrir un service d’analyse de leurs achats et l’opportunité de signer une déclaration d’engagement. Un accompagnement leur sera proposé pour adapter leur politique d’achat en ajoutant des clauses concernant les EÉS.

Les grands acheteurs institutionnels et les entreprises intéressés à en savoir plus sur l’agence de courtage en économie sociale sont invités à visiter la page Web de l’agence, à contacter le Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale ou la Table régionale d’économie sociale Chaudière-Appalaches.

Il est également possible de visionner la conférence de presse de lancement de l’agence de courtage en économie sociale en visitant la page Facebook du PôleCN.

À propos du Fonds de 100 M$ du Mouvement Desjardins
Le Mouvement Desjardins, plus grand groupe coopératif financier au Canada, a annoncé en novembre 2016 la création d’un Fonds de 100 M$, étalé sur trois ans, pour l’ensemble du Québec et l’Ontario. Son objectif est de soutenir et de faire rayonner, entre autres, des initiatives et des projets en lien avec la mission socioéconomique du Mouvement Desjardins, soit l’entrepreneuriat, l’éducation, la responsabilité sociale, le développement durable et la prise en charge des milieux par les personnes.

À propos du Mouvement Desjardins
Le Mouvement Desjardins est le premier groupe financier coopératif au Canada et le cinquième au monde, avec un actif de 295,3 milliards de dollars. Pour répondre aux besoins diversifiés de ses membres et de ses clients, particuliers comme entreprises, sa gamme complète de produits et de services est offerte par son vaste réseau de points de service, ses plateformes virtuelles et ses filiales présentes à l’échelle canadienne. Figurant parmi les institutions bancaires les plus solides au monde selon le magazine The Banker, Desjardins affiche des ratios de capital et des cotes de crédit parmi les meilleurs de l’industrie.

À propos du PôleCN et de la TRÉSCA
Présents sur tout le territoire québécois, les pôles régionaux d’économie sociale sont des regroupements d’entreprises et d’acteurs de soutien voués à maximiser la contribution de l’économie sociale au développement des territoires. Ils assurent la réalisation d’actions de soutien au développement entrepreneurial à partir des besoins des entreprises et selon les mandats respectifs de leurs partenaires. Pour plus d’information : polecn.org et tresca.ca

 

Sur la photo, de gauche à droite:

  • M. Félix Bussières, directeur général du Pôle des entreprises d’économie sociale de la région de la Capitale-Nationale ;
  • M. Marc Villeneuve, vice-président Services membres et clients pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches – Desjardins ;
  • Mme Noémie Gravel-Denis, conseillère principale à la commercialisation pour l’agence de courtage en économie sociale ;
  • Mme Céline Bernier, directrice générale de la Table régionale d’économie sociale Chaudière-Appalaches ;
  • M. Mario Forgues, directeur corporatif approvisionnements & partenariats externes chez Teknion ;
  • M. Garry Lavoie de la Coopérative funéraire des Deux Rives.

 

 

Sylviane Pilote, directrice générale du Parc maritime de Saint-Laurent

Présentez-nous votre entreprise d’économie sociale.

Situé dans la municipalité de Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, le Parc maritime est une institution culturelle née du désir de témoigner du patrimoine maritime de l’île. Il met notamment en vedette la chalouperie Godbout, construite en 1837, qui a accueilli au fil du temps trois générations de fabricants de chaloupes. La chalouperie a été classée immeuble patrimonial par le gouvernement du Québec en 1977. En 1989, le déplacement de la chalouperie sur le site de l’ancien Chantier maritime de Saint-Laurent, alors désaffecté, fait naître le projet du Parc maritime.

La Corporation du Parc maritime de Saint-Laurent a été fondée en 1995, sa mission est de préserver, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine maritime de l’île d’Orléans. Des visites guidées avec guides interprètes et une programmation culturelle et éducative diversifiée sont aussi offertes ainsi qu’une boutique où vous trouverez des objets reliés au Fleuve et à l’histoire maritime de l’île d’Orléans.

Selon vous, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

Les entreprises d’économie sociale ont une valeur ajoutée en comparaison aux entreprises dites privées. Les entreprises d’économie sociale (OBNL, coopérative ou mutuelle) constituent de véritables entreprises, mais à la différence qu’elles réinjectent leurs profits au sein de leur entreprise, de leurs membres ou de la collectivité. L’apport économique de ces entreprises est considérable au Québec, mais malheureusement encore trop peu connu, souvent même des entreprises elles-mêmes qui ne se voient pas comme des entreprises. Elles sont présentes dans tous les secteurs d’activité et participent non seulement à l’économie du Québec, mais ont des impacts et utilités collectifs importants. Sans ces entreprises à finalité sociale, l’économie du Québec serait très amputée.

Durant les Semaines de l’économie sociale, Sylviane Pilote sera présente à l’événement Le tourisme et la culture en mode économie sociale! le 13 novembre à la Maison de nos Aïeux de Sainte-Famille à l’Île d’Orléans. 

Catherine Benoit, directrice générale de Spira

Présentez-nous votre entreprise d’économie sociale.

Spira est une coopérative vouée au cinéma indépendant. L’organisme soutient et stimule la création et la production de courts ou de longs métrages (documentaire, fiction, expérimental), de la scénarisation jusqu’à la diffusion. Adoptant une approche qui repose sur la communauté, l’entraide et la mise en commun des ressources, Spira assure également le rayonnement des œuvres au Canada et à l’étranger. Stimuler l’intérêt du public pour le cinéma fait aussi partie des objectifs de la coopérative. C’est dans cette optique que Spira organise des événements de projection tout au long de l’année. De plus, il est possible de visionner sur son site Web, des films issus de son catalogue de plus de 300 titres.

Selon vous, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

L’économie sociale est un pilier de nos collectivités, une force vive qui occupe de plus en plus d’espace. Elle permet le déploiement de l’humain en le mettant au centre de ses préoccupations et en ne faisant pas de l’intérêt personnel et des profits financiers ses considérations principales. Transmettant des valeurs telles que la générosité, le partage et la solidarité, elle permet le développement d’une société plus juste. Son apport est ainsi inestimable et grand.

Durant les Semaines de l’économie sociale, Catherine Benoit sera présente au 5@7 L’économie sociale: un modèle d’affaires pour supporter l’art, la culture et le tourisme (8 novembre) et au Rendez-vous interrégional de l’économie sociale (le 15 novembre à l’Hôtel Travelodge Québec).

Sylvain Gendreau, directeur général du Musée de Charlevoix

Présentez-nous votre entreprise d’économie sociale.

Le Musée de Charlevoix est un musée d’art populaire, d’ethnologie et d’histoire situé à La Malbaie. Sa collection comprend près de 9 000 objets et 6 000 documents d’archives. Sa structure est un organisme à but non lucratif et un musée accrédité par le Ministère de la Culture et des Communications.

 

Selon vous, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

Elle est fort importante, car elle a remplacé, dans plusieurs domaines, l’économie de nature traditionnelle. L’économie sociale a permis l’émergence d’organisations qui ont créé plusieurs emplois dans la région. Plusieurs de ces entreprises d’économie sociale ont maintenant un rayonnement national et international.

Durant les Semaines de l’économie sociale, Sylvain Gendreau sera présent à l’événement L’économie sociale : un modèle d’affaire pour supporter l’art, la culture et le tourisme le 6 novembre au Musée de Charlevoix de La Malbaie. 

Donate Dufour, directrice générale de l’Ancrage de l’Isle-aux-Coudres

Présentez-nous votre entreprise d’économie sociale.

L’Ancrage de l’Isle-aux-Coudres est un organisme communautaire multivolets offrant des services à la population de l’Isle-aux-Coudres. En plus des services de Maison de jeunes, d’une friperie, d’un bazar, d’une bouquinerie, d’un café internet, on visite aussi nos personnes âgées à domicile en leur apportant un repas chaud deux fois par semaine via notre service de popote roulante. Pour nos proches aidants d’aînés, une journée de répit par semaine leur permet de prendre un peu de repos. Notre volet famille rejoint quant à lui les familles insulaires ayant de jeunes enfants. Des activités visant le bris d’isolement, la socialisation et l’entraide leur sont offertes afin que tous adoptent de saines habitudes de vie.  Et bien évidemment, nous assurons la gestion de la résidence intermédiaire, le Pavillon Restons Chez Nous. 

Selon vous, quel est l’apport de votre entreprise d’économie sociale dans le développement de la collectivité de l’Isle-aux-Coudres?

Notre projet d’économie sociale a permis d’une part de conserver les services d’hébergement sur l’île. En 2007, le Pavillon Restons Chez Nous était menacé de fermeture. Nous avons accepté ce mandat en visant la création d’emplois permanents à temps plein. Ce sont des emplois typiquement féminins bien rémunérés qui permettent un meilleur revenu pour des familles qui étaient pour plusieurs tributaires de l’assurance-emploi. Aussi, les surplus générés par la gestion de la résidence nous permettent d’offrir des services communautaires plus diversifiés à même nos revenus autonomes dans une époque où les subventions par projet nous imposent un défi important de financement pour le maintien et la pérennité des services post-projet.

Durant les Semaines de l’économie sociale, Donate Dufour sera présente à l’événement Conférence interactive sur la relève en entreprise et 5@7 réseautage le 8 novembre au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. 

Geneviève Bergeron, directrice générale d’Aux Trois Couvents

Présentez-nous votre entreprise d’économie sociale.

Aux Trois Couvents est une institution muséale, plus précisément un centre d’interprétation, qui portait anciennement le nom de centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré. Nous sommes une entreprise d’économie sociale qui a été fondée en 1984.  Nous avons pour mission d’être un lieu de diffusion régional qui cherche à faire connaître, mettre en valeur et promouvoir l’identité culturelle de la Côte-de-Beaupré. Nous aspirons à être un lieu de rencontres et de partage, témoin actif de l’histoire et surtout promoteur de la culture d’aujourd’hui. Pour atteindre notre mission, nous offrons des expositions permanentes et temporaires, une programmation culturelle, des animations pour les groupes organisés et des ateliers éducatifs pour la clientèle scolaire.

Selon vous, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

Les entreprises d’économie sociale participent à la démocratisation de l’économie et permettent une vitalité économique, sociale et culturelle puisqu’elles sont fondées sur des valeurs telles que la solidarité, l’équité et la transparence. Concrètement, elles dynamisent leur milieu de vie et permettent à la collectivité d’avoir accès facilement à des ressources ou de l’expertise.

 

Durant les Semaines de l’économie sociale, Geneviève Bergeron sera présente à l’événement Le tourisme et la culture en mode économie sociale! le 13 novembre à la Maison de nos Aïeux de Sainte-Famille à l’Île d’Orléans. 

Maxime Naud-Denis, directeur général de la Microbrasserie Les Grands Bois

Présentez-nous votre entreprise d’économie sociale.

La Microbrasserie Les Grands Bois produit depuis août 2016 des bières de qualité exceptionnelle dans un décor enchanteur. Située à Saint-Casimir, un petit village de la région de Portneuf, l’équipe des Grands Bois ne laisse rien au hasard pour assurer la fraîcheur et l’unicité des produits livrés sur les étals québécois.

Se démarquant par l’originalité de son marketing et son concept unique alliant microbrasserie et salle de spectacles sous un même toit, Les Grands Bois accueillent régulièrement des artistes de renommée internationale faisant courir les foules jusqu’en ses murs !

Selon vous, quel est l’apport de l’économie sociale dans le développement de la collectivité?

L’économie sociale a un potentiel de contribution à l’économie québécoise et à la collectivité qui va bien au-delà des secteurs traditionnellement rentables ou encore délaissés par manque de rentabilité. L’économie sociale est une façon d’entreprendre à partir des besoins, des aspirations et des ressources des communautés pour créer des projets enracinés dans leur communauté. Elle permet la mise sur pied de projets répondant à des besoins collectifs, mais également autonomes financièrement ou du moins établis et en vue de le devenir. En ce sens, l’économie sociale constitue un bon hybride entre les modèles traditionnels publics et privés.

Durant les Semaines de l’économie sociale, Maxime Naud-Denis sera panéliste à l’événement (Re)dynamiser le territoire par une nouvelle génération d’entrepreneurs·es le 13 novembre au Vieux Presbytère de Deschambault. 

Notre politique en matière de parité et de diversité : le pourquoi et le comment

Pour être en cohérence avec ses valeurs et réaliser ses objectifs, il faut bien souvent se donner les outils pour y parvenir. Le Pôle des entreprises d’économie sociale de la Capitale-Nationale (PôleCN) est fier de présenter sa politique en matière de parité et de diversité, le fruit d’un travail de réflexion et d’analyse mené par les membres du conseil d’administration et son équipe permanente. Il est maintenant venu le temps de partager cette expérience aux entreprises d’économie sociale désireuse de se pourvoir d’un tel outil.

Les membres du PôleCN à l’origine du projet
« Pour une question de représentativité, les membres du PôleCN ont demandé en assemblée générale annuelle qu’une coprésidence soit élue plutôt qu’une présidence et qu’elle soit composée des deux principales formes juridiques d’entreprises d’économie sociale (EÉS), la coopérative et l’organisme à but non lucratif. Dans un deuxième temps, la question de la parité a été abordée et débattue en assemblée. Suite à ces échanges avec les membres, le conseil d’administration s’est engagé à développer une politique en matière de parité et de diversité », affirme Félix Bussières, directeur général du PôleCN.

En effet, si la parité et la diversité organisationnelle étaient dorénavant établies dans la nomination des deux coprésidences, la volonté était d’étendre cette considération à l’ensemble de sa gouvernance.

De nombreuses organisations ont déjà emboîté le pas ou souhaitent le faire pour tendre vers des instances paritaires. L’originalité de la politique du PôleCN se trouve dans sa définition du concept de diversité. « Bien que généralement, la définition du terme repose sur les caractéristiques individuelles des personnes, nous avons eu une volonté claire de notre conseil d’administration d’étendre la diversité au niveau de leurs compétences professionnelles et des EÉS qu’elles représentent. »

L’élaboration de la politique
Pour entamer et mener à terme ce projet, le PôleCN s’est entouré de la YWCA (avec son programme sur les organisations paritaires) et d’un comité sur la parité et la diversité composé de deux membres du conseil d’administration et de la direction générale. « La première étape a été de faire un bilan de la composition actuelle du conseil d’administration : caractéristiques personnelles des individus, caractéristiques des EÉS qu’ils représentent et compilation de leurs compétences. » Le travail s’est fait à partir d’une grille d’analyse nommée matrice de compétences, où chaque membre du conseil d’administration a rempli sa section.

« À partir de là, on peut sortir des statistiques, identifier ce sur quoi il faut vraiment bouger. Le comité a pu se donner des cibles à atteindre sur les différents aspects », explique Félix Bussières. La matrice des compétences et l’identification de cibles diffèrent d’une entreprise à l’autre. « Pour nous, l’aspect territorial est très important. On veut aussi aller chercher des compétences spécifiques dans certains domaines. Tout cela est variable. »

Certes, cette grille est évolutive et appelée à être revue lors de tout changement dans la composition du conseil d’administration. L’objectif est de s’améliorer et de procéder par étape, car toutes les cibles ne peuvent être atteintes à court terme. La politique permet d’engager l’organisation dans ce processus, de se donner les moyens et les stratégies afin d’atteindre ces cibles.

Partager l’expérience aux EÉS de la région
Pour Aina Rakotoarinivo, directeur général du Fonds d’emprunt de Québec et coprésident du PôleCN, l’organisation se devait d’être un modèle pour les autres étant donné son rôle de regroupement. « Maintenant l’idée c’est d’en parler autour de nous. Les membres doivent d’abord connaître l’existence de cette politique. Ils doivent voir aussi que c’est faisable et que ce n’est pas si compliqué que ça. »

« On veut mettre notre expérience à profit et fournir nos outils », ajoute Félix Bussières. « La politique est disponible. Si les EÉS communiquent avec nous, on peut leur montrer un exemple de matrice de compétences et leur expliquer comment la réaliser. C’est par là qu’il faut commencer. »

Et pourquoi les EÉS devraient-elles se doter d’une telle politique?
« Cela amène une certaine représentativité des idées », affirme Aina Rakotoarinivo. « Plus il y a une diversité d’idées, plus on peut aller loin ou aller dans des directions qu’on n’aurait jamais pensé auparavant. Une autre dynamique s’installe dans les discussions et cela enrichit non seulement le conseil d’administration, mais aussi les décisions qui y sont prises. »

La réponse de Félix Bussières à cette question est également pleine de conviction : « On veut diversifier nos réseaux et nos connaissances, confronter nos idées. Il y a des stratégies qui existent pour recruter des administrateurs·trices à l’extérieur de nos réseaux habituels. En ayant différentes perspectives autour de la table, on arrive à trouver des solutions innovantes à nos questionnements. »

Doter notre organisation d’une intelligence collective. Voilà le résultat qui est visé par l’élaboration d’une politique en matière de parité et de diversité. En économie sociale, nul besoin de dire qu’on aime bien ça!

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Notre politique de développement durable : le pourquoi et le comment

Le PôleCN a présenté sa politique de développement durable (DD) lors de sa dernière assemblée générale annuelle tenue le 5 juin dernier. Au-delà d’être une affirmation claire de son engagement à améliorer ses pratiques environnementales, économiques et sociales, l’organisation veut faire rayonner ses actions auprès de ses membres pour qu’ils emboîtent le pas.

Pourquoi?
« Cette préoccupation pour le DD des entreprises d’économie sociale (EÉS) vient de nos projets sur la commercialisation et le développement des affaires », affirme Félix Bussières, directeur général du PôleCN. « En approchant les acheteurs institutionnels pour qu’ils fassent affaire avec les EÉS, on s’est rendu compte que les politiques d’achat responsable représentaient les voies qui leur permettraient d’entrer comme fournisseurs. Dans ces politiques, l’accent est beaucoup mis sur l’environnement, l’une des trois dimensions du DD. Pour bien se positionner auprès des grands acheteurs, il faut que les EÉS arrivent à démontrer leur savoir-faire au niveau des trois dimensions du DD. Il faut aussi être en mesure de le communiquer. »

Pour le PôleCN lui-même, l’idée de se doter d’une politique DD est venue par le biais de son projet Transition écologique, un programme de formation et d’accompagnement en DD destinée aux EÉS. À la fois organisateur et participant de la première cohorte, le PôleCN s’est mis en action pour structurer ses pratiques durables, notamment au niveau de l’organisation d’événement.

Comment?
Comme toutes les autres entreprises ayant fait partie du programme Transition écologique, le PôleCN a été accompagné par Québec’ERE pour l’élaboration de sa politique DD. Un tel accompagnement par un organisme spécialisé permet de poser un regard neuf sur ses pratiques actuelles et sur celles vers lesquelles tendre. L’exercice est simplifié et d’autant plus enrichissant.

C’est justement par un relevé des actions durables qui sont déjà réalisées par le PôleCN que le travail a débuté. Puis, en établissant ses engagements organisationnels, la politique DD se concrétise plus simplement qu’on ne pourrait le penser. On en vient vite à constater toute l’importance du plan d’action, actualisé sur une base régulière, dans lequel seront identifiées les pratiques de l’organisation à améliorer. Le tout se dresse en cohérence avec les engagements et dans un rythme adaptée à la réalité de l’organisation.

Ainsi, la politique devient la base sur laquelle reposent toutes les actions mises en place par l’entreprise. Garry Lavoie, vice-président du PôleCN, a participé à l’élaboration et au déploiement de la politique DD de son organisation, la Coopérative funéraire des Deux Rives : « très souvent, les gens commencent à l’envers, en faisant des petits gestes ici et là. Il faut s’organiser et avoir une cohérence dans ce qu’on fait. À partir du moment où il y a une politique, il est davantage possible de mobiliser les gens, car ils savent où on s’en va. »

Prendre part à la transition écologique
Alors que le PôleCN entame sa première année avec sa politique et son plan d’action en DD, un de ses principaux engagements est de faire connaître la démarche et sa simplicité. En offrant aux EÉS de s’inspirer de sa propre politique et de se référer à eux pour avoir plus d’information, le PôleCN espère créer un mouvement parmi ses membres.

« On fait l’hypothèse que les EÉS ont une sensibilité par rapport à l’environnement et qu’elles prendront part au mouvement d’abord pour la cause, alors que des entreprises privées pourraient le faire uniquement s’ils y voient un avantage économique», admet Félix Bussières. Cet avantage économique est néanmoins bien réel et se manifeste généralement par une réduction des coûts ou par un positionnement avantageux au niveau marketing. Deux entreprises participantes de la première cohorte du programme Transition écologique ont rapidement reconnu ces avantages. (Pour en savoir plus, lire cet article.)

Selon Garry Lavoie : « La principale réticence que les entreprises ont, c’est la charge de travail supplémentaire. Le défi est de démystifier et de démontrer tous les avantages. Ensuite, dans la stratégie du tout début, au moment d’établir les plans, il faut qu’ils soient petits. Que 2-3 petits objectifs à atteindre pour implanter la culture de l’entreprise durant la première année. »

Le PôleCN se met en marche. Soyez à l’affût : nous vous tiendrons au courant de nos premiers petits pas et nous espérons également être témoins des vôtres!

Vous êtes une entreprise d’économie sociale et vous êtes intéressées à améliorer vos pratiques durables? Une deuxième cohorte du programme de formation Transition écologique sera lancée en 2018-19. Contactez-nous pour plus d’information!

Sur la photo, au début de cet article
Le 5 juin dernier, Barbara Genest, directrice générale de Québec’ERE, a remis une attestation au PôleCN pour son engagement en développement durable. Et ce n’est qu’un début. 🙂